Depuis quelques années déjà, l’Église catholique de Québec s’intègre avec bonheur aux Fêtes de la Nouvelle-France. Chaque édition nous permet de vivre de magnifiques rencontres avec les festivaliers, festivalières et de constater l’accueil chaleureux que nous réservent tant le public que l’équipe organisatrice. Cette présence est pour nous une façon privilégiée de faire découvrir une page importante de notre histoire collective. En effet, il est impossible de raconter l’histoire de la Nouvelle-France sans évoquer l’apport des communautés religieuses qui ont contribué au développement de la colonie dès ses débuts. Religieuses et religieux ont participé à l’éducation, aux soins de santé, à l’accompagnement spirituel et au soutien des populations dans un territoire immense où les conditions de vie différaient grandement de celles de la Mère Patrie.
Comme l’an dernier, l’exposition Capture ton histoire a permis aux gens de découvrir des anecdotes passionnantes, dans les recoins de la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. La carte géante et interactive du diocèse aux temps de la Nouvelle-France a connu aussi un bel achalandage, animée avec dynamisme.
Cette année, le Centre Marie-de-l’Incarnation, le Centre Marie-Catherine-de-Saint-Augustin, le Centre François-de-Laval ainsi que la communauté des Jésuites se sont réunis autour d’un projet supplémentaire : tenir un kiosque dans la Cour des métiers lors de la 29e édition des Fêtes de la Nouvelle-France sous le thème « Religieuses et religieux : servir, enseigner, soigner ». Ce thème mettait en lumière le rôle essentiel joué par ces femmes et ces hommes qui furent parmi les premières infirmières, enseignantes et missionnaires de la colonie et même, pharmaciennes.
La vie des religieux et des religieuses était intimement liée à celle des habitants de la colonie. Comme eux, ils affrontaient les rigueurs du climat, les distances immenses et les nombreux défis de l’établissement d’un nouveau monde. Leur présence apportait réconfort, soutien et espérance à des populations souvent isolées. C’est ce qu’on voulut transmettre tous les animateurs et animatrices du kiosque !
À la découverte des savoir-faire d’autrefois : remèdes, dorure et voyages d’aventure
Les ateliers proposés par les différents centres ont connu un franc succès auprès des petits comme des grands. Les visiteurs ont pu découvrir les secrets de l’apothicairerie et mieux comprendre comment les communautés religieuses répondaient aux besoins de santé de l’époque. En effet, les religieuses hospitalières pratiquaient cet art, préparant remèdes et traitements à partir de plantes locales, mais aussi de plantes importées de France. Elles accomplissaient ce travail avec un dévouement remarquable, voyant dans chaque malade une personne à aimer et à servir. Elles soignaient les corps, mais prenaient également soin des âmes.
Un autre atelier fort apprécié a permis de s’initier à l’art de la dorure pratiqué notamment chez les Ursulines. Les enfants étaient fascinés de constater à quel point les feuilles d’or sont minces et légères. Ils ont pu réaliser la première lettre de leur prénom à l’aide d’une feuille de cuivre dorée (sœur jumelle de la feuille d’or, à un coût plus abordable!), découvrant au passage un savoir-faire artistique qui contribuait à la beauté des œuvres religieuses et dont les bénéfices soutenaient l’école des Ursulines au XVIIe siècle.
L’animation du Centre François-de-Laval a également été l’occasion de mieux comprendre les réalités du territoire de la Nouvelle-France. À travers des cartes, de jeux de devinettes et des échanges, les curieux et curieuses ont découvert les longs déplacements effectués à pied, en raquettes ou en canot, sur un territoire qui s’étendait alors jusqu’à la Louisiane. Et vous, sauriez-vous dire combien de personnes habitaient à Québec, Montréal, Trois-Rivières et Rimouski en 1681 ? Combien de jours étaient nécessaires pour se déplacer entre ces villes? Les personnes de passage au kiosque ont aussi pu comparer la population de la Nouvelle-France à celle des colonies britanniques de la côte atlantique et mieux saisir les défis quotidiens auxquels faisaient face les colons.
Un accueil chaleureux
Cette participation aux Fêtes de la Nouvelle-France est une merveilleuse façon de faire connaître l’histoire de notre Église et l’impact profondément positif qu’elle a eu dans la naissance et le développement de notre société. Les centaines d’échanges suscités cette année démontrent combien ce patrimoine demeure source d’intérêt et d’inspiration pour les générations d’aujourd’hui. Nous remercions chaleureusement l’organisation des Fêtes de la Nouvelle-France ainsi que toutes les personnes qui sont venues nous rencontrer.
Revivez les Fêtes à travers ces quelques images :
Vous pouvez visionner le reportage réalisé par la webtélé ECDQ.tv ici :
