Abus sexuels – message à la communauté diocésaine

Le vendredi 19 août 2022, ce message de la part de Mgr Marc Pelchat, évêque auxiliaire à Québec, a été envoyé aux ministres ordonnés et aux personnes mandatées en pastorale de l’Église catholique de Québec.

Les membres de l’Église catholique de Québec traversent en ce moment une tempête suscitée par la dénonciation de gestes inappropriés et d’actes d’inconduite en matière sexuelle. Les informations dévoilées cette semaine ont été rendues publiques dans le cadre d’une action collective visant l’Archidiocèse de Québec pour des abus sexuels qui auraient été commis par certains de ses représentants depuis 1940.

Nous sommes profondément troublés par ces allégations qui sont de diverses natures. Nous réaffirmons en même temps notre confiance au processus juridique amorcé il y a deux ans afin d’affronter la vérité et de contribuer à la guérison des victimes.

Compte tenu du recours actuel, nous devons nous abstenir de tout commentaire, mais nous réaffirmons notre volonté de collaborer à ce que justice soit faite. Nous encourageons tous les pasteurs et toutes les personnes mandatées par l’Église catholique à assurer à nos frères et soeurs que nous poursuivons notre engagement à combattre toute forme d’abus et que nous offrons des structures d’accueil indépendantes pour accueillir toute allégation d’inconduite portant atteinte à la dignité des personnes.

Nous invitons les membres de l’Église à ne pas courber la tête sous le coup du découragement qui pourrait les gagner, mais à avancer en cherchant à faire toujours mieux.

Prions les uns pour les autres dans la tourmente qui secoue notre barque.

+ Marc Pelchat
Évêque auxiliaire à Québec

 

Crédit photo : Image de Martina Bulkova, Pixabay

La « doctrine de la découverte »: qu’en est-il en fait ?

L’abbé René Tessier, rédacteur en chef de la revue Pastorale-Québec, analyse l’actualité religieuse depuis plusieurs décennies. Quel regard porte-t-il sur la visite papale? Voyez ses commentaires dans cette série de quatre blogues.

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C’est la réclamation qui est jaillie le plus fort, au terme de la visite du Pape aux Canada : que l’Église dénonce la « doctrine de la découverte ». Voilà un thème très politique, qui nous fait remonter dans l’Histoire et qui porte à conséquences aujourd’hui encore.

Christobal Colon et consorts ont-ils « découvert » l’Amérique? Au sens strict, il faut répondre: oui. Les Européens cherchaient une nouvelle route vers l’Asie, ils sont tombés sur ce continent dont ils ignoraient l’existence. Bien entendu, les Amériques étaient déjà occupées par des populations, dont les descendants ont encore des droits. Mais ces premiers occupants ont aussi découvert au moins une chose: que d’autres civilisations existaient sur cette planète. Ceci dit, les contacts entre indigènes et colonisateurs ont eu de sinistres répercussions pour les premiers, surtout à cause des maladies transportées par les animaux des seconds. Les populations autochtones ont été carrément décimées par les épidémies aux 16e, 17e et 18e siècles. Ailleurs, comme aux États-Unis, ils ont subi une véritable politique d’extermination. Pas surprenant qu’ils soient maintenant très minoritaires parmi nous! 

D’un autre côté, la doctrine de la découverte incluait à l’époque le principe dit de la Terra Nullius, voulant qu’un territoire sur lequel il n’y avait pas de chrétiens soit considéré comme n’appartenant à personne. Nous nous souvenons tous et toutes de l’épisode dans lequel Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du Roi de France… en dressant une croix à Gaspé.

Toutefois, la théorie de la Terra Nullius, énoncée par le pape Alexandre VI dans une Bulle (Inter Caetera, 1493) qui voulait avant tout déterminer un partage de l’Amérique latine entre l’Espagne et le Portugal, les deux puissances maritimes de l’époque, a été rapidement recadrée ou rectifiée par un de ses successeurs, Paul III, dès 1537, par une autre Bulle pontificale: Sublimus Deus. Des siècles ont passé sans que personne ne réclame vraiment d’autres corrections officielles. En 2016, au lendemain du rapport de la Commission canadienne de Vérité et Réconciliation, la Conférence des évêques catholiques du Canada a explicitement réfuté la doctrine de la découverte. Le Vatican pourrait éventuellement faire publiquement la même déclaration. Ça ne semblait tout simplement pas nécessaire avant que nos Autochtones ne le réclament si vertement.

À savoir: dans les traditions de nos Premières Nations, le concept de propriété du sol n’a jamais existé. Leur norme a toujours été facile à saisir : la terre appartient à tout le monde. Le principe a beau être généreux, il se révèle beaucoup plus facile à gérer quand la population concernée est restreinte. Ainsi on a vu de sérieux malentendus quand certaines tribus ont autorisé des Blancs à séjourner sur leurs terres mais n’avaient aucunement l’intention de leur en céder la propriété. Certains conflits historiques entre peuples autochtones peuvent aussi se comprendre sous cet angle.

Chose certaine, nous n’avons pas fini de revisiter notre histoire commune. Au sortir de la visite papale, on peut espérer qu’enfin nous allons nous intéresser un peu à notre passé…

René Tessier 

 

 

François au Canada : une démarche spirituelle très adaptée

L’abbé René Tessier, rédacteur en chef de la revue Pastorale-Québec, analyse l’actualité religieuse depuis plusieurs décennies. Quel regard porte-t-il sur la visite papale? Voyez ses commentaires dans cette série de quatre blogues.

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(2e de 2 parties)

La seconde grande partie du pèlerinage pénitentiel du pape François se déroulait à Québec, du mercredi 27 au vendredi 29 juillet. Résidant dans le Vieux-Québec, j’étais à proximité et je pouvais me rendre à pied sur tous les sites, ce qui m’a permis de le vivre pleinement. (Avertissement : ce court texte ne reprend pas tout ce qui a pu se dire et se passer; pour un résumé plus substantiel sans être totalement exhaustif, je vous encourage à lire le prochain Pastorale-Québec.) 

En tout début d’après-midi le 27, il y avait déjà des milliers de personnes sur les Plaines et alentour, par exemple devant le Parlement. L’organisation savait depuis le matin qu’il y avait un retard de plus d’une heure, l’avion des dignitaires invités — et non celui du Pape — n’ayant pas pu décoller à temps. Radio-Canada estimait à 25 000 personnes la foule en fin d’après-midi. Un chiffre inférieur aux attentes ? Pas nécessairement. Ce que j’ai entendu avant et après l’événement, c’est qu’il fallait se préparer sans savoir combien de gens viendraient; d’autant plus que la tournée du Saint-Père en papemobile, pour saluer le public, n’avait été confirmée que quelques jours auparavant. Personne parmi les responsables diocésains n’espérait approcher les 400 000 personnes de la messe à l’Université Laval en 1984. D’aucuns avaient déjà observé qu’on voyait bien mieux à la télé, sans attendre des heures au soleil. Je ne saurais dire si la résurgence de la pandémie a fait peur à certains, mais j’ai pu remarquer des participants bien plus jeunes que ce que nous voyons habituellement dans nos églises.

La messe à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré a été courue (12 000 personnes, tout de même) mais il manquait 4 000 personnes qui avaient réservé gratuitement leur place. Que faut-il penser des sites de distribution en ligne, trop souvent utilisés pour revendre ensuite les billets ? De plus, nous demandions aux fidèles de se présenter très tôt, entre 3h et 4h le matin, pour monter dans les navettes, car nous voulions ensuite laisser place aux Autochtones qui pouvaient venir de loin. Ajoutons les quelque mille personnes qui suivaient la célébration depuis les Plaines d’Abraham et surtout toutes celles qui ont pu capter la transmission sur leurs écrans à domicile.

Parlons un peu, tout de même, des thèmes abordés : aux racines du mal qui ronge l’humanité avec le péché originel et l’épisode des pèlerins d’Emmaüs (notre marche, à nouveau), entrecoupés du Psaume « Si tu retiens les fautes, Seigneur, qui subsistera? » L’idée de ne pas rester prisonniers de nos (inévitables) constats d’échec mais de bâtir un avenir meilleur, c’était rafraîchissant. Conformément aux habitudes du sanctuaire Sainte-Anne, les traditions autochtones et leurs représentants ont trouvé place dans la célébration.

Le Pape a fait allusion plusieurs fois aux abus sexuels pendant la semaine. Je trouve très judicieux qu’il ait choisi d’en parler le plus explicitement avec le monde religieux, aux Vêpres du jeudi.  Quant à la question un peu complexe de la « doctrine de la découverte », ce sera l’objet de notre prochain — et dernier? — blogue.

René Tessier

François au Canada : une démarche spirituelle très bien pensée

L’abbé René Tessier, rédacteur en chef de la revue Pastorale-Québec, analyse l’actualité religieuse depuis plusieurs décennies. Quel regard porte-t-il sur la visite papale? Voyez ses commentaires dans cette série de quatre blogues.

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(1ère de 2 parties)

Du 24 au 29 juillet, le pape François s’est permis de nous proposer un itinéraire spirituel qu’on peut qualifier d’holistique. Ceci a paru agacer certains commentateurs, visiblement obsédés par les excuses qu’il aurait fallu répéter continuellement et le choix de mots pour désigner tout ce qui a pu se passer dans nos pensionnats pour autochtones. Je suis clairement en désaccord avec ces mauvais gérants d’estrade, moi qui, personnellement, ai toujours détesté la répétition.

Un des curés avec lesquels j’ai œuvré en paroisse avait pour principe : « Les messages importants doivent être répétés trois fois », ce qui se défend après tout, surtout dans certaines situations où les émotions brouillent la communication; mais, après quelques semaines, je n’ai pu m’empêcher de lui répondre : « Mais là, ça fait déjà quatre fois que tu l’affirmes devant moi ». Il a compris, de son propre aveu, que je n’étais pas si stupide et que, le plus souvent, comme bien d’autres, je peux saisir du premier coup (ici, vous avez entièrement le droit d’en rire).

La démarche du Pape recelait une progression remarquable. Le lundi matin, il rencontrait des leaders autochtones sur le site d’un ancien pensionnat et soulignait avec eux l’importance de savoir faire mémoire. Pas de catéchèse élaborée cette fois-là, mais un geste symbolique fort : la remise des mocassins qu’on lui avait apportés à Rome. Ce faisant, il nous invitait tous et toutes à « Marcher ensemble » (le thème de la tournée) sous le regard de Dieu. Et il a demandé pardon… à trois reprises dans son allocution !

Le même jour, dans une paroisse d’Edmonton qui a su bien harmoniser les traditions spirituelles des Autochtones et du catholicisme, « une maison pour tous, ouverte et accueillante, comme doit l’être (l’ensemble de) l’Église (catholique) », il a osé entrevoir, malgré « les blessures si douloureuses », la perspective d’une réconciliation avec soi, avec Dieu et avec autrui. Il était parfaitement clair, tout de même, que cette réconciliation ne peut pas être imposée, pas plus que le pardon, qui peut survenir au terme d’un long processus.

Mardi matin, 26 juillet, c’était la fête des saints Anne et Joachim. Celui qui a décrété dans l’Église universelle la célébration annuelle de la Fête des grands-parents a puisé dans les spiritualités autochtones la vénération de ceux-ci pour les aînés. Ce faisant, il nous suggérait fortement de nous mettre à leur écoute, nous qui considérons trop souvent les personnes âgées comme peu utiles et ne les visitons et/ou consultons que très peu. En après-midi, au sanctuaire traditionnel du lac Sainte-Anne, comme Jéss au bord du lac de Tibériade, il a recommandé de puiser aux sources de la vie et d’entrer dans la purification. Je retiens aussi cette scène inoubliable du Pape priant silencieusement sur le bord de l’eau en ce lieu sacré.

Restaient encore les étapes de Québec et d’Iqualuit (notre prochain blogue).

René Tessier

Un pasteur incroyablement authentique !

L’abbé René Tessier, rédacteur en chef de la revue Pastorale-Québec, analyse l’actualité religieuse depuis plusieurs décennies. Quel regard porte-t-il sur la visite papale? Voyez ses commentaires dans cette série de quatre blogues.

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La visite du pape François au Canada aura suscité un déferlement d’émotions de toutes sortes, pour des raisons diverses. Nous ne pouvons en esquisser ici tous les contours, pas plus que nous ne saurons « vider » le sujet, même avec plus d’espace, dans la revue Pastorale-Québec. Mais la première dimension qui s’impose à nous, c’est la sincérité de cet homme plus grand que nature, qui a clairement su toucher bien des cœurs.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire de l’extérieur, le Saint-Père n’animait pas une opération de relations publiques, comme des chefs d’organisation peuvent et savent parfois le faire. Il est venu de Rome malgré un mauvais état de santé et une mobilité réduite, lui qui ne prend jamais de vacances, car les requêtes des leaders autochtones, fin mars au Vatican, l’ont profondément ému. Il est venu jusqu’ici dans le but de panser leurs blessures et d’apaiser les cœurs. Il se peut que, ce faisant, sa visite ait ravivé des peines enfouies avec le temps et stimulé des réclamations additionnelles dont il faudra peser la teneur. Mais le leader de plus d’un milliard de catholiques a choisi consciemment, d’abord et avant tout, de laisser parler son cœur. C’est le réflexe d’un homme souverainement libre, à l’écoute de sa conscience de chrétien.    

Cela, on peut facilement observer que bien des gens l’ont fortement ressenti, jusque dans leur chair. Au-delà des mots utilisés, au-delà même de quelques gestes symboliques (qu’on pourrait repasser ailleurs), il restera surtout, très probablement, l’affection sincère de Jorge Mario Bergoglio pour tout être humain, sa déférence authentique pour la dignité humaine.

On ne trouvera pas plus vrai que lui, pour le dire tout simplement. Dans un monde comme le nôtre où les fabricants d’image savent si bien nous manipuler, voilà un chef religieux dont la densité humaine produit autour de lui une grande aura de compassion. Comment l’oublier ? Comment ne pas prendre au sérieux ce à quoi il nous a convoqués ?

René Tessier

Prier, observer, réfléchir : marcher ensemble

Alors que nous accueillons le pape François au Canada, tous et toutes sont invités à participer à ce voyage historique. 

En plus de la couverture télévisée des événements de la visite papale, consultez www.visitepapale.ca pour avoir accès à plus de 10 liens de couverture en direct avec interprétation dans de nombreuses langues et des liens en direct de Vatican TV.

La Fondation catholique Sel + Lumière média a un site dédié contenant l’information et les détails de la diffusion des événements de la visite papale : https://slmedia.org/fr/papeaucanada (français) ou https://slmedia.org/popeincanada (anglais). 

Novalis a également produit une ressource numérique qui comprend des textes pour toutes les liturgies présidées par le pape François, des prières et des réflexions sur la signification de la visite papale. Pour télécharger la ressource, visitez : www.prionseneglise.ca (français) ou www.livingwithchrist.ca (anglais).

Nous vous invitons à prier pour le Saint-Père et toutes les personnes qui sont impliquées dans ce voyage historique de guérison, de réconciliation et d’espoir.

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Le programme à la Citadelle et le tour en pape sur les Plaines sont retardés d’une heure

Avis aux médias

27-07-2022 – En raison d’un délai sur un vol d’avion, la programmation annoncée à la Citadelle de Québec sera reportée d’une heure. Elle débutera à 16 h 40.  En conséquence, le tour du pape en papemobile sur les plaines d’Abraham aura lieu par la suite, vers 18 h 15. La programmation sur les Plaines sera ajustée.

Le vol qui est retardé est celui qui transporte les leaders autochtones qui sont invités à la Citadelle, de même que des membres de l’équipe d’organisation. Le vol du Saint-Père, pour sa part, atterrira comme prévu à Québec à 15 h 05.

Deux moyens simples pour bien accueillir les survivants et survivantes des pensionnats autochtones

L’équipe nationale de la visite papale au Canada invite la population à poser deux gestes simples pour bien accueillir les survivants et survivantes des pensionnats autochtones qui convergent vers Québec et Saint-Anne-de-Beaupré au cours des prochains jours. Pour leur permettre de bien vivre cette expérience à la rencontre du pape François sur un long chemin de guérison et de réconciliation, deux actions simples sont proposées. Premièrement, arriver dès que possible (dès 4h) aux navettes pour les détenteurs de billets pour la messe au Sanctuaire Saint-Anne-de-Beaupré le 28 juillet. Deuxièmement, suivre les recommandations de la santé publique lors des grands rassemblements et dans les transports collectifs.

Plusieurs survivants arrivent de loin

Alors que plusieurs survivants et survivantes feront un long voyage le matin du 28 juillet, parfois bien avant l’aube, nous invitons les détenteurs et détentrices de billets pour la messe au Sanctuaire Sainte-Anne de Beaupré à se présenter dès qu’ils le pourront (dès 4h) aux escales de sécurité du Centre Vidéotron (à l’Ouest) et du Mont Saint-Anne (à l’Est). En se présentant tôt, ils permettront aux groupes autochtones qui ne peuvent arriver tôt de ne pas tomber sur des bouchons aux points d’escales.

Fenêtre d’arrivées aux deux escales : 4h à 6h30 du matin.
Les dernières navettes quittent en convoi à 7h

Rappel de la logistique des escales :

  • Tous les véhicules doivent s’arrêter aux escales.
  • Les passagers des voitures doivent prendre des navettes.
  • Les autocars de groupes autochtones ou diocésains doivent s’arrêter aux escales pour une brève inspection de sécurité et partir dans leur autocar, en convoi.
  • Les détenteurs de billets pour l’intérieur de la basilique, quant à eux, doivent passer par un contrôle de sécurité aux points d’escale avant de prendre des navettes sécurisées.

Ne vous présentez pas aux sites d’escales ou à Sainte-Anne-de-Beaupré si vous n’avez pas de billet. Participez au visionnement de différentes façons : sur les Plaines d’Abraham, en communauté, sur le site visitepapale.ca, à la télévision…

Au diapason des précisions émises par la santé publique aujourd’hui

Comme on le voit sur son site web, la direction de la santé publique invite à se préparer soigneusement à l’événement, à poser les bons gestes et à savoir quoi faire en cas de besoin.

Nous attirons l’attention sur les dernières recommandations concernant la COVID. Une attention particulière à ces précautions représente une façon toute simple de prendre soin des survivants et survivantes, pour la plupart âgés et plus vulnérables à la COVID.

Des artistes inspirants offriront une animation culturelle thématique sur les plaines d’Abraham

26 juillet 2022 – L’organisation de la visite papale a conçu une programmation musicale qui viendra donner une couleur toute particulière au rassemblement du 27 juillet sur les plaines d’Abraham. De 13 h 30 h à 19 h, des artistes autochtones et allochtones seront présents sur la scène du site des grands événements des Plaines. Francophones, anglophones, ils proviennent d’horizons culturels et spirituels très variés. Ces artistes témoigneront à leur façon de la rencontre possible au cœur de notre société.  

Le thème de l’animation, « Marcher ensemble : espoir de réconciliation », donne une bonne idée du ton souhaité par les organisateurs pour l’événement. Celui-ci se vivra avec sobriété, dans un esprit de sensibilisation à l’enjeu de la réconciliation, en solidarité avec les survivants et survivantes des pensionnats autochtones. Nous anticipons deux moments forts, à l’arrivée des marcheurs du groupe Puamun Meshkenu, et bien sûr lors passage du pape directement sur les Plaines

Voici un aperçu du déroulement des animations, qui seront ponctuées par la diffusion sur écrans géants de l’arrivée du pape à l’aéroport, de son discours à la Citadelle, et d’autres présentations audiovisuelles :   

  • Friends & Folk : Friends & Folks réunit les chanteurs Sabrina Hitch, Marily Dorion et André Nadeau, originaires de la région de Québec. Ils nous offriront un répertoire lumineux et tout en douceur sur le thème de la fraternité ! 
  • Juulie Rousseau, Darlene Gijuminag, Flavie Dufour : Réunies au sein du groupe Vent’Wela, les trois femmes d’origine migmag et québécoise portent des chants d’unité reliés à la bienveillance et la connexion à la nature. Au rythme de leur coeur et de leur tambour elles offrent une célébration pour la paix. Darlene est une auteur-compositrice et interprète Migmag de Gascapegiag. Elle enseigne la culture et la spiritualité autochtone aux femmes et aux enfants. Flavie Dufour est une artiste de la parole, chanteuse et compositrice qui tisse des liens entre les êtres par l’improvisation vocale et la poésie. Juulie Rousseau est une autrice-compositrice et interprète qui puise son inspiration dans les voyages qu’elle fait et les liens humains qu’elle brode au fil du temps.
  • Puamun Meshkenu : Les marcheurs et marcheuses font actuellement 275 km à pied et rejoindront les plaines d’Abraham, au Kiosque Edwin-Bélanger, entre 13 h et 14 h, le 27 juillet. Ils  entreprendront ensuite le dernier segment de leur marche et seront accueillis au cœur de la programmation immédiatement après l’arrivée du pape François à l’aéroport de Québec. Une délégation témoignera sur la grande scène de l’expérience vécue et de cet objectif commun de guérison et de réconciliation. 
  • Matt Maher : Matt Maher est un auteur-compositeur et interprète de musique chrétienne contemporaine, originaire de Terre-Neuve. Trois de ses neuf albums ont atteint le Top 25 Christian Albums Billboard. Il puisera dans son répertoire des pièces spirituelles qui mettent l’accent sur la communauté. 
  • Black Bear : Black Bear est un groupe de drummers de pow-wow natif de Manawan, de la nation Atikamekw, qui performe depuis les années 2000.  
  • Beatrice Deer : Beatrice Deer est une autrice-compositrice-interprète inuk canadienne née à Quaqtaq, au Nunavik. En 2021, elle a été lauréate des Canadian Indigenous Music Awards. 
  • Maten : Maten est un groupe innu originaire de Uashat mak Mani-utenam actif depuis la fin des années 1990. Il a produit trois albums. Il est formé de Samuel Pinette, Mathieu McKenzie et Kim Fontaine. 
  • Laura Niquay : Laura Niquay est une autrice-compositrice-interprète atikamekw. Elle est la première artiste atikamekw à présenter un spectacle aux FrancoFolies de Montreal en 2011. En 2021, elle a publié Waska Matisiwin, album qui a été nommé sur la liste du Prix de musique Polaris. 
  • Scott Pien Picard : Scott Pien est un auteur-compositeur-interprète innu de Uashat mak Mani-Utenam. Il a gagné le concours des Talents Bleus et a été nommé pour le prix d’artiste autochtone de l’année au gala de l’ADISQ 2021. 
  • Florent Vollant : Florent Vollant est un chanteur, guitariste et auteur-compositeur innu de Uashat mak Mani-Utenam. Il s’est fait connaître au grand public à travers le duo de musique Kashtin avant d’entreprendre une carrière solo. 

Un travail d’équipe 

Plusieurs personnes mettent la main à la pâte avec l’équipe de la visite papale, pour réaliser ce moment artistique. En plus de chaque musicien et musicienne qui collaborera, nous aimerions remercier particulièrement M. Mathieu Mckenzie, promoteur de la musique autochtone qui nous a aidé à rejoindre plusieurs artistes.  

Rappelons que le grand public pourra se rassembler les 27 et 28 juillet à deux endroits sur les plaines d’Abraham : un site principal, derrière le Manège militaire de Québec, et un site secondaire, devant le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Prévoyez votre déplacement grâce au site web visitepapale.ca et à celui de la Ville de Québec

L’accès à ce site demeurera libre, aucun billet n’est nécessaire. Les personnes qui désirent annoncer leur présence pour recevoir des mises à jour par courriel peuvent le faire sur le site visitepapale.ca/plaines. Nous remercions la Commission des champs de bataille nationaux pour son grand accueil, de même que la Ville de Québec, via notamment son bureau des Grands Événements et le Service de police de la Ville de Québec. 

 

Proximité du pape François et animation culturelle thématique

Les Plaines d’Abraham seront un carrefour privilégié pour vivre l’expérience de la visite papale axée sur un espoir de réconciliation

21 juillet 2022 – Le pape François a choisi d’aller à la rencontre de la population qui se rassemblera à Québec lors de son pèlerinage pénitentiel chez nous. Les organisateurs de la visite papale annoncent qu’un tour en papemobile sur les Plaines d’Abraham aura lieu le 27 juillet en après-midi, au cœur d’un grand rendez-vous sur le thème de la réconciliation.

Il sera également possible d’accueillir le Pape le long du trajet de l’aéroport jusqu’à la Citadelle de Québec (voir les cartes préparées par la Ville de Québec), en particulier sur la Grande-Allée, de l’avenue de Bougainville jusqu’à la Citadelle. Après sa visite des représentants de l’État et son discours public prévue pour 16 h 45, le pape se dirigera en papemobile derrière le Manège militaire par l’avenue George-VI Est. Son convoi fera ensuite une boucle sur les plaines d’Abraham avant de retourner sur la Grande Allée, qui devient le chemin Saint-Louis, en direction de l’archevêché de Québec.

Le site des plaines d’Abraham sera donc un espace particulièrement intéressant pour les personnes de tous horizons qui souhaiteront être au cœur de l’action à l’occasion de ce moment historique et manifester leur engagement personnel dans la démarche de réconciliation en cours, avec au cœur les survivants et survivantes des pensionnats autochtones.

Rappelons que l’accès à ce site demeurera libre, aucun billet n’est nécessaire. Les personnes qui désirent annoncer leur présence pour recevoir des mises à jour par courriel peuvent le faire sur le site visitepapale.ca/plaines. Nous remercions la Commission des champs de bataille nationaux pour son grand accueil, de même que la Ville de Québec, via notamment son bureau des Grands Événements et le Service de police de la Ville de Québec.

 

Une animation porteuse de nos espoirs de réconciliation

Rappelons que le grand public pourra se rassembler les 27 et 28 juillet à deux endroits sur les plaines d’Abraham : un site principal, derrière le Manège militaire de Québec, et un site secondaire, devant le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Des écrans géants permettront de regarder en direct les événements auxquels participera le pape.

Le mercredi 27, de 14 h à 19 h environ, nous confirmons que les personnes rassemblées pourront se laisser toucher par une animation bien spéciale conçue par l’équipe de la visite papale : des artistes autochtones et allochtones seront présents sur la scène du site des grands événements des Plaines. Avec des artistes catholiques francophones et anglophones, ils témoigneront à leur façon de la rencontre possible des cultures et des spiritualités. Tour à tour, ils offriront une animation musicale, portés par le thème « Marcher ensemble : espoir de réconciliation ». Ce titre évoque que nous avançons pas à pas vers la réconciliation. La visite du pape François représente un jalon important de cette démarche et le chemin parcouru collectivement peut ouvrir des voies pour mieux vivre ensemble.

 

L’accueil de la grande marche pour la guérison Puamun Meshkenu

L’équipe de la visite papale salue l’initiative indépendante de l’organisme Puamun Meshkenu qui entreprend aujourd’hui une grande marche pour la guérison depuis Mashteuiatsh (tous les détails sur le site puamun.com). Les marcheurs et marcheuses ont quitté ce matin le site de l’ancien pensionnat de Pointe-Bleue, le dernier à fermer ses portes au Québec, en 1991. Ils feront 275 km à pied en passant par Wendake le 26 juillet et rejoindront les plaines d’Abraham, au Kiosque Edwin-Bélanger, entre 13 h et 14 h, le 27 juillet. Les marcheurs et marcheuses entreprendront ensuite le dernier segment de leur marche et seront accueillis au cœur de la programmation immédiatement après l’arrivée du pape François à l’aéroport de Québec. Une délégation témoignera sur la grande scène de l’expérience vécue et de cet objectif commun de guérison et de réconciliation en solidarité avec les survivants et survivantes des pensionnats.

 

Planifiez votre participation sur les Plaines

Le site de la Ville de Québec contient beaucoup d’information pertinente pour planifier votre déplacement. Portez une attention particulière aux recommandations de santé dans un contexte de grand événement, de chaleur estivale. Tout est mis en œuvre pour que les participants et participantes puissent passer un temps sécuritaire pendant les heures de leur présence sur le site des Plaines d’Abraham. Une grande équipe de partenaires assurera le déploiement du volet santé, incluant un soutien psychologique dédié aux Autochtones. Des blocs sanitaires, des stations d’eau et des brumisateurs seront installés sur les sites de retransmission.  

Il sera permis et recommandé d’apporter des chaises de parterre, des parasols ou parapluie, des jumelles, une glacière avec de la nourriture, une gourde (pas de bouteille en vitre). Sur les Plaines d’Abraham, il est interdit d’apporter de l’alcool, de quoi cuisiner (BBQ ou poêle), de même que des pétards ou des feux d’artifice.

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Vous pouvez aussi consulter le communiqué de la Ville de Québec : Visite du pape François à Québec : place aux derniers préparatifs

Visionnez la conférence de presse sur YouTube ici.