Carême de partage 2026

Dans le cadre du Carême, temps de préparation à Pâques par la prière, le jeûne et l’aumône, les évêques, à la grandeur du pays, invitent les membres des communautés chrétiennes de leur diocèse à être solidaires avec les pauvres des pays du Sud en participant à la campagne Carême de partage de Développement et Paix, l’organisation officielle de solidarité et de développement international de l’Église catholique au Canada.

Le cardinal Gérald C. Lacroix a également rédigé une lettre pour soutenir cette démarche et encourager la participation des fidèles. Il nous rappelle que, même avec peu, chacun et chacune peut contribuer à bâtir un monde plus juste.

Faire un don ici!

Cliquez ici pour lire la lettre de la Conférence des évêques catholiques du Canada signée par son président Mgr Pierre Goudreault, évêque du diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.

Cette année, la campagne Carême de partage nous invite à aller à la rencontre de communautés du Brésil qui vivent le long du chemin de fer de Carajás qui relie la plus grande mine de minerai de fer à ciel ouvert au monde dans l’état du Pará au port de São Luis dans l’état du Maranhão. Le mini-magazine et la vue d’ensemble de la campagne décrivent comment le partenaire brésilien de Développement et Paix Justiça nos Trilhos (Justice sur les rails) accompagne, dans leur mobilisation pour obtenir justice, ces communautés dont la qualité et les modes de vie sont affectées par l’exploitation du chemin de fer, l’industrie minière et l’agriculture industrielle.

Pour soutenir cette démarche, Développement et Paix – Caritas Canada met à disposition plusieurs ressources de campagne. Il est aussi possible de s’inscrire à l’infolettre hebdomadaire, qui offrira réflexions, nouvelles et ressources pour nourrir la solidarité. Vous avez également la possibilité de faire un don en ligne ou dans votre communauté chrétienne lors de la quête commandée du 5e dimanche du carême, le 22 mars 2026.

Le Carême de partage demeure un temps privilégié pour jeûner, prier et partager. En soutenant la campagne, chacun contribue à bâtir un monde plus juste et plus fraternel.

Ensemble, marchons sur la voie de la justice, main dans la main avec les communautés du Sud qui se mobilisent pour défendre leur dignité et leur environnement.

Pour de plus amples renseignements sur la campagne Carême de partage 2026 et son matériel que vous pouvez commander gratuitement en ligne, veuillez communiquer avec Pascal André Charlebois, animateur régional dans l’Est-du-Québec à pacharlebois@devp.org ou au 418 683-9901.

Venez célébrer la messe chrismale : un moment fort de notre Église diocésaine

Chaque année, au cœur de la Semaine sainte, le cardinal Lacroix invite toute la communauté diocésaine à vivre la messe chrismale. C’est l’un des rassemblements liturgiques les plus importants de l’année, car on y bénit les huiles des malades (signe de réconfort et de compassion) et des catéchumènes (pour ceux et celles qui cheminent vers le baptême) et on y consacre le saint chrême (utilisé pour le baptême, la confirmation et l’ordination), qui serviront aux sacrements tout au long des mois à venir.

Lors de cette célébration, les prêtres renouvellent aussi leurs promesses sacerdotales. C’est un moment fort d’unité, de prière et de communion pour tout le diocèse !

Une invitation à vivre ensemble ce rendez-vous diocésain

Cette année, la messe chrismale aura lieu :

📅 Mardi saint, 31 mars 2026
19 h 30
📍 Église Sainte-Ursule, à Sainte-Foy

Située stratégiquement tout près des ponts, l’église Sainte‑Ursule est facilement accessible, autant pour la population de Québec que pour les diocésains et diocésaines de la rive sud qui souhaitent participer à cette grande fête de la foi.

Pourquoi venir?

Parce que la messe chrismale est une occasion unique de nous rassembler comme Église vivante avec de nombreux pasteurs, de sentir battre le cœur de notre diocèse et de repartir nourris, envoyés, renouvelés !

Nous vous invitons chaleureusement à vous déplacer pour venir prier, célébrer et vous laisser toucher par la beauté et la profondeur de cette liturgie qui nous unit.

Au plaisir de vous y retrouver ! ✨

Vers la fête de saint Joseph : un chemin de paix dans un monde en tumulte

Nous soulignerons bientôt la fête du père adoptif de Jésus, le 19 mars ! Saint Joseph est une figure importante chez nous. Voici trois suggestions pour profiter de cette fête au maximum.

Mettez à votre agenda la célébration officielle de la fête, à l‘Oratoire Saint-Joseph de Québec (560, chemin Sainte-Foy). Le jeudi 19 mars fête de Saint Joseph : messes à 10 h, 14 h et messe solennelle à 19 h. Cette année marque le centenaire de ce lieu si apprécié à Québec! Découvrez les activités spéciales du centenaire ici.

La veille de la fête, soit le 18 mars, l’Oratoire sera l’hôte de la projection d’un film très spécial : ce sera la première projection de la captation du spectacle à grand déploiement « La beauté sauvera le monde – l’espérance de saint Joseph ». Cette activité est gratuite : profitons de cette soirée inspirante! Tous les détails ici.

Depuis quelques années, l’Oratoire Saint-Joseph de Québec propose un chemin spirituel : les « 7 dimanches à saint Joseph ».  Cette année, les rencontres sont diffusées en direct de l’Oratoire, avec le chanoine Pierre Gingras, sur la chaîne YouTube ECDQ.tv. Une belle occasion de se laisser inspirer, où que vous soyez! 

Les « 7 dimanches à saint Joseph » webdiffusés

Le thème choisi cette année est « Saint Joseph, artisan de paix ». Il résonne avec une force particulière en 2026, alors que notre monde est secoué par de la violence, des conflits et de l’instabilité… En effet, difficile de parler de paix sans penser à plusieurs conflits majeurs bouleversent la planète. Pensons notamment à au Moyen‑Orient en ébullition, à la guerre en Ukraine, à la guerre civile au Soudan et au Myanmar (Birmanie), à la situation en République démocratique du Congo, aux crises du Sahel, aux violences au Sud‑Soudan et au Mexique, aux crises en Afghanistan et en Haïti

Dans ce contexte mondial bouleversé, le thème « Saint Joseph, artisan de paix» devient un appel vibrant : chercher la paix, l’incarner, la bâtir… d’abord dans nos cœurs, puis dans nos familles, nos communautés, notre société.

Un parcours de 7 semaines… vers une paix durable

Les 7 dimanches ont commencé le 1er février et nous conduisent, semaine après semaine, jusqu’à la fête de saint Joseph le 19 mars. Embarquez dans ce pèlerinage intérieur.

Rejoignez les 7 dimanches de saint Joseph sur ECDQ.tv en consultant la playlist consacrée à cette démarche. Laissez‑vous toucher. Inspirez‑vous. Grandissez dans la paix.

En communion ! 

 

Crédit photo : Oratoire St-Joseph de Québec

 

Un comité au service du patrimoine religieux de notre diocèse

Dans notre diocèse, la préservation du patrimoine religieux est une responsabilité importante. Pour accompagner les paroisses et soutenir l’Archevêque dans cette mission, un organisme joue un rôle clé : le Comité diocésain du patrimoine religieux et de l’art sacré.

Ce comité réunit des personnes reconnues pour leur expertise en liturgie, en patrimoine et en art sacré. Il s’agit d’un « organisme consultatif au service de l’Archevêque ».

Ce Comité intervient chaque fois qu’une paroisse souhaite rénover, transformer ou même désaffecter un lieu de culte. Son rôle est d’offrir un regard éclairé et de s’assurer que les décisions respectent à la fois la mission de l’Église et la valeur patrimoniale des lieux.

Ses responsabilités sont variées :

-recommander les orientations en matière de patrimoine religieux ;
-analyser les projets de réaménagement des églises ;
-proposer des protocoles pour la conservation et la mise en valeur du patrimoine ;
-conseiller l’Archevêque sur les mesures à prendre pour mieux connaître et protéger ce patrimoine ;
-donner un avis sur la disposition des biens excédentaires ;
-accompagner les communautés religieuses dans leurs démarches liées à leur patrimoine.

Il est composé de personnes engagées, issues de milieux variés :

Père Martin Lortie, président du Comité et répondant diocésain pour la liturgie et les sacrements ;
Mgr Jean Tailleur, évêque auxiliaire et vicaire général ;
M. David Blouin, coordinateur administratif aux fabriques ;
Mme Véronique Dumont, muséologue et technicienne en archivistique ;
Mme Claude Corriveau, ethnomuséologue et consultante en patrimoine.

Ensemble, ils mettent leurs compétences « au service du bien commun ecclésial, dans un esprit de communion, de respect et de discernement ».

Les équipes paroissiales peuvent faire appel au Comité pour toute question liée à leurs bâtiments, à leur patrimoine ou à leurs projets d’aménagement.

Pour joindre le Comité : fabriques@ecdq.org.

La beauté sauvera le monde – l’espérance de saint Joseph

Photo crédit : Mobilisaction Jeunesse / Benoît Lauzon

Le film « La beauté sauvera le monde — L’Espérance de saint Joseph », une œuvre inédite de l’auteur Jacques Béland, qui est de Québec, sera présenté en primeur à la chapelle de l’Oratoire Saint-Joseph de Québec (560, chemin Ste-Foy Québec) le mercredi 18 mars, à 19 h.

Crédit photo : Mobilisaction Jeunesse / Benoît Lauzon

Créée à Montréal en janvier dernier, cette fresque historico-spirituelle regroupe quelque 200 artistes parmi lesquels on compte les musiciens de l’Orchestre symphonique des jeunes de Montréal, des comédiens, des danseurs et des chanteurs en plus des Petits Chanteurs du Mont-Royal et d’un chœur gospel.

Après un parcours spirituel introspectif qui raconte ce que nous, chrétiens d’aujourd’hui, portons sans en être toujours conscients, l’action nous fait passer de l’ombre vers la lumière en plongeant dans l’univers de Pierre-Alexandre, un jeune de son époque à la recherche d’un sens pour le guérir de la désespérance de sa vie.

L’auteur et concepteur sera présent, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix également. C’est un rendez-vous, mercredi 18 mars, veille de la fête de saint Joseph, à 19 h. L’entrée est libre.

L’Église catholique de Québec, partenaire de promotion de cette activité spéciale, vous y convie!

Soulignons la Journée internationale des droits des femmes 2026

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, nous nous rappelons de travailler pour bâtir un contexte social où les droits des femmes sont respectés, où leur apport est favorisé et valorisé.

Nous avons pour l’occasion réalisé une revue de presse des derniers mois d’hiver. Des problématiques de pauvreté, de discrimination, d’exploitation sont soulignées. Les nouvelles récentes nous rappellent que la violence envers les femmes et les filles existe encore au Québec. 

Depuis le début de l’année 2026, sept femmes ont déjà été tuées par un partenaire ou un ex‑partenaire au Québec. Cette réalité tragique nous rappelle que la violence conjugale demeure un enjeu majeur et urgent. Les données récentes montrent aussi une hausse continue des signalements de violence conjugale et sexuelle, particulièrement chez les jeunes femmes. Ces faits renforcent l’importance d’agir collectivement pour prévenir la violence, soutenir les victimes et transformer les mentalités.

L’agression d’une adolescente de 14 ans, attaquée après avoir simplement dit non, montre que nos jeunes ont besoin d’être mieux accompagnés. Les discussions autour d’une loi pour prévenir les féminicides montrent aussi que notre société cherche des solutions pour mieux protéger les femmes.

En cette Journée internationale des droits des femmes, nous remercions toutes celles et ceux qui, par leur courage, leur créativité et leur persévérance, contribuent à bâtir un monde plus juste, plus humain. Leur engagement est une source d’inspiration.

Quelques articles récents 

Six féminicides au Québec en 2026 : qui sont ces femmes tuées par leur partenaire depuis janvier ?
La violence en hausse chez les jeunes
Tous les élus en faveur d’une loi pour prévenir les féminicides
La traite des femmes doit être une priorité, selon l’APN
Travail du sexe ou exploitation sexuelle ? Le débat fracture le milieu féministe
Un 8 mars doux et amer
Septième féminicide : le frère de la victime fait un plaidoyer pour mettre fin à la violence envers les femmes

Visites pastorales en cours

Depuis quelques semaines, plusieurs unités missionnaires de notre diocèse vivent à leur tour la richesse d’une visite pastorale. Après Bellechasse‑Etchemins et Charlevoix à l’automne dernier, c’est maintenant au tour de Nouvelle‑Lorette, Haute‑Ville–Ouest et Montcalm–Vieux‑Québec d’accueillir leur évêque pour un temps privilégié de rencontre, d’écoute et de fraternité.

Dans chacune des unités, la formule demeure la même : une dizaine de journées réparties sur quelques semaines, où l’évêque et d’autres responsables au diocèse prennent le temps de rencontrer les équipes pastorales, les bénévoles, les marguilliers, les groupes de liturgie, les catéchètes, les organismes communautaires, les familles et les personnes engagées dans la mission. Messes, repas partagés, visites de milieux, rencontres individuelles, temps de prière… tout est pensé pour favoriser un vrai dialogue et une compréhension fine de la vie locale.

Dans l’unité missionnaire de la Nouvelle‑Lorette, l’évêque auxiliaire Juan Carlos Londoño découvre une communauté très diversifiée, portée par de nombreux groupes d’éducation de la foi, des bras de la charité dynamiques et une équipe pastorale engagée. Les rencontres se déroulent dans un esprit simple et fraternel, où chacun peut exprimer ses joies, ses défis et ses intuitions pour l’avenir.

Dans l’unité missionnaire de la Haute‑Ville–Ouest, l’évêque auxiliaire Jean Tailleur poursuit un programme dense : visites en résidences, échanges avec les salariés, rencontres de fabrique, temps avec les jeunes et les bénévoles. Partout, il souligne la générosité des personnes rencontrées et la vitalité des initiatives locales.

Enfin, dans l’unité missionnaire de Montcalm–Vieux‑Québec, le cardinal Gérald C. Lacroix multiplie les rencontres avec les équipes, les groupes d’entraide, les catéchètes, les assemblées de fabrique, les communautés anglophones. Sa présence permet d’aborder sereinement les enjeux pastoraux actuels et de nourrir l’espérance.

Ces visites pastorales, au-delà des horaires bien remplis, sont d’abord des moments de communion. Elles rappellent que l’Église se construit dans la proximité, l’écoute et la collaboration. Partout, les évêques constatent le même désir : continuer à servir ensemble, avec créativité et confiance, pour que nos communautés demeurent vivantes et missionnaires.

La cuvée 2026 des catéchumènes à Québec !

Par Yves Terrien, journaliste

Église catholique de Québec

Ils étaient plus de 90 catéchumènes dans l’église Saint-Benoît, à Québec, ce dimanche 22 février 2026, pour répondre à cet « appel décisif » les menant au baptême et aux autres sacrements. Jésus-Christ s’est fait une place dans leur vie, qu’ils aient à peine 14 ans ou 82 ans, qu’ils viennent du Québec d’autres origines, d’autres religions ou d’autres pays.

Ce renouveau de ferveur chrétienne fait tache d’huile : l’an passé, les nouveaux baptisés adolescents et adultes dépassaient la centaine. D’autres jeunes adultes sont touchés par cet appel du Christ. C’est un revirement de situation au Québec, et dans le diocèse de Québec, car il y a près de dix ans, peu de jeunes et de moins jeunes entendaient l’appel de ce Dieu. Du moins, pas aussi clairement que ne l’entendait Samuel endormi dans le temple, comme nous le raconte la bible (1 Samuel 1, 4-10) ! La tendance à la hausse est marquante.

L’église était remplie de petites familles, d’adolescents et de jeunes adultes accompagnés de leur parrain ou de leur marraine et des membres de la famille. Chacune des personnes interrogées avait un parcours semblable : ils et elles avaient ressenti cette chaleur de l’appel intérieur qui venait de les bouleverser et transformer leur vision de ce « me voici » et de leur réponse : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute ».

Pour l’un, c’était la prière dans une situation difficile qui l’a mené la révélation. Pour une autre, ce sera l’angoisse qui a été apaisée par la parole de Dieu. Pour une famille iranienne, la mère, le fils et la fille, c’est un changement radical de quitter leur religion pour l’appel d’un Jésus qui vient ouvrir leur cœur à une nouvelle dimension, celle de l’amour indéfectible d’un Dieu aux bras grands ouverts.

Les témoignages

Konu Hervé GnaGna a connu beaucoup de problèmes dans sa vie avant de découvrir Dieu. « Un jour, j’ai prié et j’ai eu une réponse. Mes parents sont religieux depuis toujours. Et moi, j’ai continué à prier et à accueillir Dieu dans ma vie. J’ai commencé à lire la bible. Et aujourd’hui je suis ici (pour la cérémonie de l’appel décisif). Et j’espère continuer mon parcours. »

Joanie Paquet-Letellier, agente de pastorale de l’unité missionnaire de Nouvelle-Lorette, s’occupe de la pastorale des adolescents. Elle a accompagné Konu Hervé dans sa démarche avec six autres jeunes. « Nous nous sommes inspirés de La Boîte à Théo (1) que l’on a adaptée à la réalité des jeunes d’aujourd’hui avec des références actuelles. Nous avons abordé les expériences de Dieu, qui est Jésus, ce qu’est l’Esprit-Saint. Il faut s’adapter à la culture d’aujourd’hui et offrir des trucs pour témoigner de notre foi. »

Elle note que les jeunes sont attirés à devenir chrétiens par des influenceurs sur les réseaux sociaux, par des témoignages et par des explications de ce que la bible peut leur apporter. Certains sont touchés par le témoignage d’un ami ou encore par les grands-parents.

Léon Poitras, 14 ans, a aussi été accompagné par Joanie Paquet-Letellier dans la démarche qui dure environ un an. Pour ce jeune homme, le parcours avait du sens, car il a rencontré des jeunes dont la vie a été transformée par le catéchuménat menant vers le baptême. “Je voulais faire partie de la grande famille de Dieu, lance-t-il avec ferveur. Mon père est très croyant et cela m’a donné le goût d’avancer et de me faire baptiser, d’aller à l’église et d’avoir les autres sacrements.”

Bérénice et sa sœur Lou, toutes deux nées en Côte d’Ivoire, avaient très hâte de participer à la cérémonie les menant au baptême au jour de la Pâques chrétienne. Ma motivation était d’apprendre à connaître Dieu et d’affermir ma foi », avoue Bérénice. Pour Lou, connaître Dieu devenait très important dans sa vie. « Je me sens bien ici, entourée de personnes qui veulent faire grandir leur foi. » Elle ne se sent pas seule, mais appuyée des personnes comme elle qui cherchent à donner un sens à leur vie.

Christophe Lambert, accompagné de son parrain, raconte son engagement dans le catéchuménat à la suite d’une révélation alors que sa vie était chamboulée. « Ça allait très mal dans ma vie, souligne-t-il. J’ai commencé à prier et ma vie a pris une nouvelle tournure. Ma vie allait de mieux en mieux. C’est un changement du tout au tout. J’ai parlé avec mes tuteurs (famille d’accueil) en leur disant que je voulais me faire baptiser. J’ai fait des recherches et j’ai rencontré une personne très gentille qui m’a proposé une démarche et des rencontres pour en arriver jusqu’ici aujourd’hui ».

 Noura, 24 ans, raconte que l’anxiété sociale l’a menée vers la démarche du catéchuménat. Dans sa famille, son père musulman et sa mère l’ont laissé libre face à la religion, quelle qu’elle soit. « J’ai demandé des signes pour être apaisée. J’ai demandé à Jésus de m’accompagner dans mes démarches. J’ai ressenti sa présence. » C’est ce qui l’amène dans cette démarche vers le baptême, accompagnée par un diacre dominicain et sa marraine, convertie au christianisme depuis de nombreuses années.

Une famille iranienne, la mère de 82 ans, son fils et sa fille, tous deux dans la cinquantaine, ont décidé de choisir le christianisme. Les trois ont découvert l’amour de Dieu au point d’être amoureux de ce Dieu qu’ils ont appris à connaître en émigrant au Québec. C’est une amie de son frère qui leur a présenté ce qu’étaient les fondements du christianisme. C’est ce qu’il les a conduits tous les trois à demander le baptême.

Une grande joie

Juste avant la cérémonie, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, évêque de Québec, soulignait l’importance d’assurer le suivi de ces nouveaux croyants et leur intégration dans les différentes communautés où ils vivent.

 « La démarche de catéchuménat se passe sur une année environ. La société actuelle est très sécularisée, les jeunes ne vont pas dans une école catholique. Leurs parents ne sont pas engagés dans leur foi, et les enfants ne participent pas à la vie de la communauté chrétienne. Ils sont attirés par des gens qui leur donnent un bel exemple et qui les invitent à participer à quelques événements. Les personnes découvrent alors la beauté de la foi. »

Pour le cardinal Lacroix, le geste d’un groupe de jeunes adultes et des adultes qui veulent goûter aux valeurs de la foi, « c’est une grande joie. Le Seigneur trouve les moyens de rejoindre les gens dans la profondeur de leur cœur. », affirme-t-il. « Le Seigneur nous devance, car nos méthodes ne donnent pas toujours de bons résultats. Mais le Seigneur agit malgré nos faiblesses. »

« Me voici ! »

Lors de l’appel décisif, chaque personne appelée par son prénom se levait dans la salle en répondant « Me voici ! »

Par la suite, chacune et chacun recevait une écharpe violette, marquant leur entrée en Carême, des mains de l’un des quatre évêques sur place, soulignant ainsi la prochaine étape. Ce sera le baptême dans les prochaines semaines. À la Veillée pascale, ils arriveront avec l’écharpe, mais ils l’enlèveront pour se rendre aux fonts baptismaux et ils revêtiront le vêtement blanc. Tous les appelés signaient le grand livre de leur engagement. C’était la fête qui se voyait dans leurs yeux remplis de joie.

Responsable du programme du catéchuménat, Carole Harrison décrit le parcours proposé aux adolescents et aux adultes qui demandent les sacrements, à commencer par le baptême. Pendant une année ou plus, selon les besoins des participants, ils vivront des catéchèses et de la formation pour mieux comprendre le christianisme et bien saisir l’appel du Christ dans leur vie.

Le catéchuménat, ajoute-t-elle, c’est le service que chaque diocèse offre à ceux et celles qui veulent être baptisés et faire partie de la famille des chrétiens. Dans chaque paroisse où il y a des catéchumènes, l’encadrement est assuré par des animateurs de pastorale, des bénévoles, des diacres et des prêtres. Chaque personne qui s’initie à la catéchèse est jumelée à un accompagnateur ou une accompagnatrice tout au long de son cheminement, jusqu’à l’appel décisif.

Crédit photos : Yves Therrien, ECDQ

 

15 bougies pour notre archevêque!

Il y a 15 ans, le 22 février 2011, le pape Benoît XVI nommait le cardinal Gérald Cyprien Lacroix archevêque de l’Église catholique de Québec. L’annonce avait alors suscité un grand enthousiasme au sein de notre diocèse. À l’époque, le jeune évêque accueillait cette nomination avec des mots qui résonnent encore aujourd’hui : « C’est avec beaucoup de joie et d’humilité que j’accepte de servir avec tout mon cœur l’Église de Québec en continuant de donner ma vie pour l’annonce de l’Évangile. »

Il devenait le 25e évêque et le 15e archevêque de Québec, après avoir assuré la responsabilité d’administrateur diocésain depuis le départ du cardinal Marc Ouellet en août précédent. C’est en 2014 qu’il est créé « cardinal » par le Pape, élargissant son horizon de mission aux dimensions du monde.

On dit que le temps passe vite en bonne compagnie… et voilà déjà 15 ans que notre archevêque marche avec nous ! Pasteur profondément enraciné dans le diocèse, amoureux de la Parole de Dieu et heureux d’être proche de ses diocésains et diocésaines, le cardinal Lacroix rayonne par sa simplicité et son énergie. Que ce soit lors des célébrations, des visites pastorales, des rencontres informelles ou même dans les lieux les plus variés — des services d’entraide aux réunions administratives — il sait rejoindre les personnes avec écoute et bienveillance. Il apprécie énormément le travail d’équipe et est à l’oeuvre sans relâche. Sa passion communicative pour la mission teinte son ministère!

Le cardinal Lacroix a réagi à cet anniversaire en disant spontanément :

J’ai de la difficulté à croire que ça fait déjà 15 ans que je suis archevêque de Québec! Le Seigneur est fidèle et généreux pour me soutenir dans cette belle, passionnante et exigeante responsabilité que le Saint-Père m’a confiée.

Profitons de cette semaine pour souhaiter un joyeux anniversaire de ministère pastoral à notre archevêque. Que le Seigneur le comble de ses bénédictions et lui offre tout ce dont il a besoin.

Si vous souhaitez lui transmettre un message pour l’occasion, vous pouvez l’envoyer à communications@ecdq.org — nous lui remettrons une belle compilation!

 

Crédit photo : Samuel Tessier

Crèche grandeur nature 2025 : une fête de reconnaissance pour les ambassadeurs et ambassadrices

Mardi soir, le 10 février 2026, près d’une cinquantaine de personnes se sont réunies pour célébrer et souligner l’engagement extraordinaire des 150 ambassadeurs et ambassadrices qui ont animé, accompagné et porté le projet de la Crèche extérieure, réalisé en partenariat avec le Marché allemand de Noël de Québec. L’ambiance était résolument chaleureuse. Accueillis dès 19 h avec chocolat chaud, tisane, photos et témoignages, les ambassadeurs et ambassadrices se sont retrouvés autour de sucreries, de rires et de souvenirs partagés. Un moment simple, mais profondément vrai : celui d’une communauté rassemblée par un projet qui a touché le cœur de milliers de visiteurs durant l’Avent.

La présence des évêques : un signe fort de communion et de reconnaissance

Notre archevêque et les deux évêques auxiliaires étaient présents pour l’occasion. Leur joie était palpable : joie devant le fruit du projet, qui a offert un espace spirituel au cœur du Vieux-Québec durant le temps des Fêtes, et joie devant les visages engagés qui ont donné vie à la Crèche, jour après jour. Le cardinal Lacroix a ouvert la soirée en rappelant le sens profond de ce projet : créer un lieu où la foi peut se faire proche, humble, accessible, incarnée. Par leur présence bienveillante, les évêques voulaient manifester un profond merci à chacune et chacun des personnes ambassadrices qui malgré le froid — un peu plus mordant pour certains que pour d’autres! — ont été au poste pour accueillir et partager leur foi !

Un bilan positif et porteur d’espérance

La directrice des communications, Valérie Roberge-Dion, a présenté un bilan complet de cette édition de la Crèche extérieure :

  • des statistiques témoignant de l’ampleur de la participation (plus de 45 000 visiteurs, des centaines d’heures de bénévolat…);
  • des bons coups et des pistes d’amélioration, déjà en réflexion pour enrichir encore davantage l’accueil une année ultérieure.

Cette transparence et cette volonté de bâtir ensemble ont été très appréciées. D’ailleurs, en petits groupes, les personnes présentes ont aussi partagé ce qu’ils avaient vécu : les rencontres, les sourires, les questions parfois surprenantes, les moments de grâce aussi — ces instants où l’on sent que quelque chose de plus grand circule dans le simple fait d’être présent. Une courte plénière a permis de mettre en lumière les grands thèmes ressortis : la joie de servir, la beauté des échanges avec les visiteurs, et le désir déjà exprimé de revenir l’année prochaine… malgré le froid!

Un message de gratitude, une prière et un geste symbolique

L’Archevêque a ensuite livré un message de reconnaissance inspiré de ce qu’il venait d’entendre : merci pour le temps donné, merci pour les sourires offerts, merci pour la délicatesse avec laquelle chacun a représenté la communauté chrétienne. Une prière spontanée a été offerte pour toutes les personnes rencontrées à la Crèche, pour celles qui ont été touchées sans peut-être le dire, et pour un renouveau de la foi dans notre diocèse. Enfin, un cadeau symbolique a été remis à chaque participant : un lampion des Fêtes du 350e anniversaire de notre diocèse, clin d’œil lumineux à l’espérance qui nous habite.

Un remerciement chaleureux a été fait à nos partenaires de cette année. Nous étions heureux de faire partie de la grande famille du Marché de Noël allemand de Québec. La paroisse Notre-Dame de Québec et le Séminaire de Québec ont été des partenaires précieux, participant sur une base quotidienne au bon déroulement logistique. Nous remercions également Pointcomm, dont l’implication en expertise et en temps a fait une grande différence. Merci à la Compagnie Saint-Charles pour sa commandite très appréciée.  Enfin, nos remerciements vont à la Maison du Renouveau, qui a accepté d’entreposer cette immense crèche.

Une soirée qui donne envie de poursuivre la route ensemble

En quittant la soirée, plusieurs confiaient déjà avoir hâte à la prochaine édition ! Parce qu’un projet comme celui de la Crèche extérieure, c’est un témoignage qui se déploie dans l’espace public, un peu de lumière offert “au coin du chemin” pour ceux et celles qui passent.

L’équipe diocésaine est remplie de reconnaissance pour tous les ambassadeurs et ambassadrices qui ont participé durant le mois que le Crèche a été accessible. Un immense MERCI à chacun et chacune d’avoir fait rayonner la joie simple et profonde de Noël !