Le Séminaire de Québec fête ses 350 ans!

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Le Séminaire de Québec, société de prêtres diocésains fondée le 26 mars 1663 par François de Laval, premier évêque de Québec, fête aujourd’hui, le 26 mars 2013, son 350e anniversaire. Depuis sa fondation, la communauté s’est investie dans divers champs d’activités liés au développement de la ville de Québec et du Québec moderne.

Afin de célébrer publiquement l’héritage de l’institution, de nombreux événements publics sont organisés tout au long de l’année 2013. Cette riche programmation s’adresse à tous les publics, permettant du même souffle de souligner les principales œuvres initiées par le Séminaire : Grand Séminaire (1663), Petit Séminaire (Collège François-de-Laval, 1668), Université Laval (1852), ainsi que son patrimoine unique en Amérique du Nord.

Pour souligner cette journée spéciale, Madame Agnès Maltais, Ministre du Travail et députée de Taschereau, déposera en après-midi une motion à l’Assemblée nationale.

« Cet anniversaire nous invite à nous rappeler une fois de plus la foi et l’audace de François de Laval, fondateur de notre Séminaire, ainsi que le dévouement extraordinaire de tous ces prêtres et laïcs qui ont contribué tout au long de ces années à l’œuvre du Séminaire de Québec. Le rappel de notre histoire constitue un puissant stimulant à aller de l’avant et à inventer de nouveaux chemins pour demeurer au service de notre milieu, et plus particulièrement au service de notre Église diocésaine », a déclaré le Supérieur général en ce jour de fête.

Pour en savoir plus, il suffit de consulter dès maintenant le site des fêtes www.350eseminairedequebec.com

Le 350e par ECDQ.tv

La religion catholique et les Québécois

Que pensez-vous de la couverture du conclave 2013? Cette transition papale peut-elle être source d’évangélisation alors que les sondeurs (dont Léger Marketing) nous rappellent la relation paradoxale des Québécois avec la religion catholique?

J’ai eu la chance d’aborder la question hier sur le plateau de 24 heures en 60 minutes sur les ondes du Réseau de l’information (RDI). Animé par madame Anne-Marie Dussault, le segment de l’émission (8 minutes) avait comme autre invité monsieur Alain Bouchard, sociologue des religions et professeur au Cégep Ste-Foy.

RDI 2460 12 mars

Ce matin, l’Église catholique de Montréal et son agence DentsuBos a d’ailleurs fait un brillant clin d’oeil publicitaire à cette relation paradoxale entre le Québec et la foi d’encore une majorité de ses citoyens et citoyennes. Poursuivons nos prières afin que l’Esprit-Saint guide nos cardinaux électeurs en quête de notre prochain père spirituel, témoin privilégié de l’Amour du Christ.

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La tristesse des abus

À la suite de mon précédent article de blogue, La goutte d’eau qui fait déborder le vase, plusieurs personnes ont fait des commentaires pour exprimer leur désaccord en mentionnant les victimes de prêtres pédophiles. On accuse l’Église de cacher l’information de ces abus et d’être plus prompte à défendre ses membres qu’à se préoccuper des victimes… Je ne peux m’empêcher de vouloir clarifier certaines choses.

L’Église est certes très clairement la première à se désoler que certains de ses membres commettent des abus sexuels. Les prêtres, en particulier, sont des représentants de Dieu pour les fidèles, «d’autres Christ», des personnes à qui faire confiance et se confier… Imaginez le contre-témoignage offert lorsque cette confiance est brisée d’une si rude manière! Imaginez la brisure pour l’Église, la déchirure de savoir ses brebis ainsi bafouées et blessées par ceux-là même qui devaient les protéger!

Moi-même, je me sens blessée chaque fois que j’entends parler d’un cas d’abus sexuel, et spécialement s’il a été commis par un des représentants de ma foi. Bien plus que choquée, j’en suis profondément attristée et je me sens démunie, impuissante devant cette souffrance causée. Mais si je ne ressens pas de colère, de frustration, c’est que, comme l’Église, je sais que derrière des comportements qui font le mal, il y a aussi des blessures, voire des maladies. Si je ne ressens aucune haine, c’est que je fais le choix de l’amour, c’est-à-dire de vouloir le bien de chaque être humain, sans exception. Sans chercher à comprendre ce qui peut pousser un être humain à agir comme ça, on ne peut pas vraiment se forger une opinion rationnelle honnête. Regardez donc la série québécoise de 12 épisodes Aveux, pour mieux comprendre. Et considérez le témoignage suivant:

Il y a quelques jours, j’ai assisté, comme journaliste, à un Cercle de confiance, activité dont le but est la réconciliation et la communion entre les personnes de toute origine qui habitent la terre québécoise, et spécialement avec les autochtones, les Amérindiens. J’ai eu la chance d’y entendre le témoignage du grand chef héréditaire algonquin communément appelé Dominique Rankin, et aussi de discuter avec lui en entrevue. Homme de sagesse, il a beaucoup à apprendre à ses concitoyens… Arraché à sa culture et à sa famille à sept ans, emprisonné dans l’un de ces malheureux pensionnats canadiens où on lui interdisait sa «langue sale» et tout ce qui se rapportait à ses racines, violé et abusé à maintes reprises par des prêtres et des religieuses, il est aujourd’hui capable de raconter son histoire avec émotions, certes, mais dans une profonde paix et une grande douceur. Aujourd’hui, il a même la foi et est très heureux de faire partie de l’Église. Ce qui a changé depuis l’époque où le petit Dominique, blessé, confus et frustré est rentré chez ses parents, c’est qu’il a pardonné. Mais comment peut-on pardonner à des monstres qui font vivre un enfer et brisent des vies? Eh bien, il a pu le faire par la sagesse d’une des «médecines» de son peuple, parce qu’on lui a fait réaliser que la personne qui l’avait violé, ce n’était pas un prêtre ou une religieuse, ce n’était pas un Blanc; c’était un homme malade.

Comment espérer aider les victimes de viol en alimentant la haine, la colère et le désir de vengeance, alors qu’il n’y a que le pardon qui puisse leur permettre de guérir et de redevenir entiers? N’a-t-on pas pensé que, peut-être, les dirigeants de l’Église, bien plus transparents qu’on semble vouloir le croire, ont réellement le désir de faire ce qui est le mieux en leur pouvoir pour le bien des victimes, mais qu’ils n’ont simplement pas la même vision de ce que c’est? N’a-t-on pas songé qu’une fois l’abuseur dénoncé pour que le mal puisse être révélé et arrêté, il ne sert peut-être à rien de bon de s’acharner sur lui?

c.Irlande_et_symbolesAu Congrès eucharistique international de Dublin, en 2012, la réconciliation a été un thème important, et particulièrement celle auprès des victimes des abus sexuels qui avaient été dénoncés peu de temps auparavant. Quelques personnes parmi lesdites victimes étaient présentes, et une pierre avait été gravée d’une prière pour elles, pour signifier la ferme intention de l’Église d’Irlande de tout faire pour que cela ne se produise pas à nouveau et d’aider les victimes à guérir. À cette occasion, la Cardinal Marc Ouellet était légat apostolique, c’est-à-dire représentant du pape, et en tant que tel, il avait rencontré personnellement quelques unes des victimes.

Oui, bien sûr, ces abus sont quelque chose d’horriblement triste qu’il faut dénoncer et apprendre à éviter! Mais me blâmerait-on toute ma vie pour une grave erreur que ferait l’un de mes enfants? Il faut savoir identifier les chemins de réconciliation et s’y engager.

 

Merci Benoît XVI

En ce 28 février, temps de la vacance du saint siège, ils sont venus nombreux les diocésains de Québec participer à l’eucharistie célébrée à l’église Saint-Jérôme-de-l’Auvergne. Ils répondaient ainsi à l’invitation de notre cher archevêque, Mgr Gérald C. Lacroix, à venir rendre grâce au Seigneur pour le si riche ministère du pape Benoît XVI.

C’est avec joie que j’ai revu l’autel, le mobilier et le calice créés pour le congrès eucharistique 2008. Que de souvenirs !… Mais ce soir, c’est le souvenir quelque peu nostalgique de notre bon pape Benoît XVI qui nous habite et nous voulons le rejoindre par notre prière à ses intentions. Le drapeau papal qui trône dans le chœur, deux de ses encycliques et La Mort et l’au-delà de 1994 sont là pour nous le rappeler. En effet, le but de cette messe, où concélèbrent, avec Mgr Gérald C. Lacroix, M. l’abbé Daniel Gauvreau, curé de cette unité pastorale et de nombreux prêtres, en est un d’action de grâce pour le pape Benoît XVI.

À l’occasion de cette célébration spéciale, les chorales de Saint-Rodrigue et de Saint-Jérôme ont uni leurs belles voix pour nous faire prier sur de la beauté. Mme Jéhanne Blanchot animait l’assemblée. Un très beau chant, connu de tous et bien choisi pour la circonstance, ouvrait la cérémonie : Que tes œuvres sont belles que tes œuvres sont grandes !

L’interrogation Veux-tu le suivre ?, thème qui soutient notre démarche du carême, émaillait l’homélie de Mgr Lacroix. Je ne puis résister à la tentation de livrer l’intégrale de ce beau panégyrique du pape Benoît XVI. Le voici, mais dans ce texte, je ne puis rendre adéquatement, l’émotion profonde, partagée par l’assemblée, qu’il ressentait.

« C‘est un temps de carême qui ne ressemble à aucun autre pour l’Église universelle. Nous avons commencé notre marche avec un pape et nous allons la conclure avec un autre. Qui aurait pu penser à cela ? C’est un évènement unique dans l’histoire de l’Église, un moment historique, un moment intense et à la fois rempli d’intériorité. VEUX-TU LE SUIVRE ? La réponse est oui, si je me fie à votre présence nombreuse, ce soir. Nous sommes venus nombreux pour rendre grâce au Seigneur, lui dire merci pour ce grand serviteur de l’Église qu’a été le pape Benoît XVI. Lui qui a répondu affirmativement à cette question par un oui généreux tout au long de sa vie de baptisé. Sa vie est un témoignage de fidélité à un oui d’attachement inconditionnel à la personne de Jésus Christ en acceptant de le servir comme prêtre, comme évêque, cardinal et puis enfin comme pape, comme évêque de Rome et pasteur de l’Église universelle. Ce don de sa vie au Christ et à l’Église, on le découvre dans toutes ses prises de paroles ainsi que dans ses écrits, qui vont demeurer pour nous comme un grand trésor. Je pense ici à ses trois volumes qu’il a écrits sur la vie de Jésus, je pense aussi aux trois encycliques, des textes majeurs qu’il nous a laissés et qui expriment ce qui habitait son cœur sur l’amour, l’espérance, la charité. Je pense à ses réflexions qu’il nous partageait chaque mercredi, lors de l’audience générale et spécialement en cette année de la foi. Le beau parcours de foi qu’il était en train de nous faire vivre. VEUX-TU LE SUIVRE ? Oui Benoît XVI veut continuer de suivre le Christ et ce même dans sa renonciation au pontificat. Ce Pape, nous l’avons vu, aime profondément le Christ et l’Église. Sa décision de renoncer au ministère pétrinien a été prise consciemment et dans la prière pour le plus grand bien de l’Église, a-t-il répété à quelques reprises ces dernières semaines. Ceci dit, le Pape n’abandonne pas l’Église : lors de son dernier Angélus, dimanche dernier, il a affirmé en commentant le passage de la Transfiguration dans l’évangile de saint Luc, le texte que nous avons écouté dimanche dernier, où les apôtres montent avec le Seigneur au Thabor. Je le cite : « Cette Parole de Dieu, je la sens particulièrement adressée à moi, disait Benoît XVI, en ce moment de ma vie. Car le Seigneur me demande de monter sur la montagne et de me dédier encore plus à la prière et à la méditation. Mais cela ne signifie pas abandonner l’Église. Au contraire, si Dieu me demande cela, c’est parce que je peux continuer de la servir avec la même intensité et le même amour comme j’ai cherché à le faire jusque là, mais selon une modalité plus adaptée à mon âge et à mes forces. »

VEUX-TU ME SUIVRE ? Ce beau et impressionnant témoignage de Benoît XVI m’amène à me poser cette question, à nous poser cette question : quel Dieu suivons-nous ? Suivons-nous en vérité le Dieu de Jésus-Christ ?

Dans le texte de l’évangile que nous venons d’écouter, nous avons vu deux hommes : un riche et un pauvre. Il est clair que l’homme riche a fait de l’argent son Dieu. Lorsqu’il s’est rendu compte de son mauvais choix, il était trop tard pour lui comme pour ses frères. Dans la première lecture, au livre de Jérémie, nous avons lu : Maudit l’homme qui met sa confiance dans un mortel. Par opposition à cette autre phrase, Béni soit l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur. C’est l’attitude du pauvre Lazare. Mes amis, quand les relations, les rapports humains ne sont pas subordonnés à la relation à Dieu, il y a une dérive. Et on peut si facilement tomber dans l’idolâtrie signifiée ici par la richesse. Coupée de Dieu, coupée de cette relation avec Dieu, la charité se dénature en amour de convoitise, c’est-à-dire en préoccupations démesurées de soi et souvent d’indifférence devant les autres.

VEUX-TU SUIVRE JÉSUS ? Dans cette parabole, la figure de Lazare vient nous redire le choix de Jésus, le choix préférentiel de Jésus pour les pauvres. Au fond, l’élévation de Lazare porté par des anges ne fait que prolonger l’orientation de toute sa vie. Elle concrétise l’aspiration de son cœur. Le riche qui, en passant, dans l’évangile est un sans nom, rejoint, lui aussi, le lieu de son désir. Comme il a vécu pour jouir des biens de la terre, c’est logiquement vers elle qu’il descend.

Mais toi, VEUX-TU SUIVRE JÉSUS ? La réponse nous appartient. Dans quel amour, dans quel désir sommes-nous enracinés ? À quoi aspire notre cœur ? Tendons-nous vers l’amour de Dieu et le désir de vivre selon son plan à Lui qui, dès à présent, rend notre vie féconde en attendant d’être comblés dans la vie éternelle ? Ou bien tendons-nous vers l’amour de nous-mêmes et nos seuls désirs égoïstes qui stérilisent et empoisonnent notre vie et nous empêchent de monter vers Celui qui nous attend ? Il ne faut pas avoir peur de regarder ces questions de fond. Ce temps de carême, de conversion nous invite à un regard lucide et à une réponse à l’appel du Seigneur. Vous vous souvenez le mercredi des cendres cette lecture biblique, cet appel, comme ce cri de la part de Dieu : Revenez à moi de tout votre cœur.

VEUX-TU SUIVRE JÉSUS ? Le pape Benoît XVI a répondu oui à cette question. Hier, lors de sa dernière audience publique sur la Place Saint-Pierre, il a affirmé ces mots qui confirment son oui à la suite de Jésus. Je le cite : » Lorsqu’il y a presque huit ans, j’ai accepté d’assumer le ministère pétrinien, j’ai eu la ferme certitude qui m’a toujours accompagné : la certitude de ce que la vie de l’Église découle de la Parole de Dieu. Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, les mots, qui ce 19 avril, ont été prononcés dans mon cœur étaient : Seigneur, pourquoi me demandes-tu cela ? Que me demandes-tu ? C’est un grand poids que tu déposes sur mes épaules, mais si tu me le demandes, à ton ordre et malgré toutes mes faiblesses, je jetterai en toi les filets. Huit ans après, poursuit Benoît XVI, je peux assurer que le Seigneur m’a guidé. Il m’a été proche et j’ai pu sentir sa présence chaque jour. Et c’est pourquoi, aujourd’hui, mon cœur est rempli de gratitude envers Dieu parce qu’il n’a jamais, jamais abandonné son Église ni ma personne. Il m’a apporté sa consolation, sa lumière, son amour. »

Et nous, frères et sœurs, VOULONS-NOUS SUIVRE JÉSUS ?

Après un moment d’intériorité nous permettant de répondre aux interrogations qui nous sont posées, la célébration eucharistique se poursuit dans un climat de ferveur.

Avant la bénédiction finale, Mgr nous dit sa fierté de voir présents à cette cérémonie les séminaristes. Il nous invite à prier pour eux et pour les jeunes, membres de communautés nouvelles. Puis, il nous rappelle, non sans un sourire, les paroles du pape lors de sa dernière rencontre avec les cardinaux : « Il y a parmi vous le prochain Pape.» Puis avec humour, notre archevêque ajoute : « Il y a peut-être parmi nous, ce soir, un futur évêque ou archevêque ou pape de l’Église, on ne le sait pas. Mais je vous demande, chers amis, de continuer de prier pour nos séminaristes et de prier pour que le Seigneur appelle et qu’il y ait des jeunes qui continuent de répondre : me voici, oui je veux te suivre, Jésus. Je veux, comme toi, donner ma vie et servir. Continuons, chers amis, de porter cette intention si importante pour notre Église. »

Ensuite à la demande du célébrant, nous récitons ensemble la prière composée pour cette période d’attente et Mgr Lacroix nous invite à apporter cette prière et à la réciter chaque jour. Il remercie ensuite pour l’accueil si chaleureux de cette communauté chrétienne et nous dit sa joie d’avoir partagé cette célébration. Mais habité par l’importance primordiale pour l’Église du temps que nous vivons, il ne peut s’empêcher de nous rappeler encore les ultimes paroles publiques de notre bien-aimé pape Benoît XVI prononcées sur le balcon de sa résidence temporaire à Castel Gondolfo : Avançons ensemble avec le Seigneur pour le bien de l’Église et du monde. Mgr Lacroix enchaîne : En partant d’ici, soyons conscients, frères et sœurs que nous avançons ensemble dans la communion avec le Seigneur pour le bien de l’Église et pour le bien du monde. Demandons au Seigneur qu’il nous bénisse afin que nous puissions accomplir cette noble mission. »

La chorale entonne le chant de sortie : Honneur à ta mémoire. La procession défile et Mgr Lacroix avec son large sourire serre la main des paroissiens, paroissiennes qui se pressent pour le rencontrer.

Merci pour cette belle célébration ! Puisse le ciel entendre les prières pour notre pape émérite Benoît XVI et l’Esprit de Pentecôte souffler sur les cardinaux qui participeront au conclave !

Arrêt Morgentaler: 25 après

Cour Suprême du Canada

Le 28 janvier 1988, la Cour suprême du Canada rendait son célèbre jugement Morgentaler. Une décision qui faisait tomber les lois existantes entourant la pratique de l’avortement au pays. Depuis lors, aucune nouvelle législation n’a vu le jour pour baliser l’interruption volontaire de grossesse.

Plusieurs médias aborderont la question aujourd’hui (Le Devoir a déjà préparé un excellent dossier sur le sujet samedi), mais je vous suggère d’aller aux sources en cet anniversaire des plus tristes pour tous et ceux et celles pour qui l’enfant à naître est un être humain digne et entier.

Vous pouvez consulter le jugement dans son intégralité ici.

Je vous partage un extrait qui m’interpelle particulièrement (article 258):

Comme le fait observer le professeur Sumner, les deux approches traditionnelles de l’avortement, les approches dites « libérale » et « conservatrice », ne tiennent pas compte de la nature essentiellement évolutive de la grossesse. Une conception du foetus fondée sur le stade de développement, d’autre part, appuie une approche permissive de l’avortement dans les premiers stades de la grossesse et une approche restrictive dans les derniers stades. Dans les premiers stades, l’autonomie de la femme serait absolue; sa décision, prise en consultation avec son médecin, de ne pas mener le foetus à terme serait décisive. L’État n’aurait pas à connaître ses raisons. Ses raisons d’avoir un avortement pourraient toutefois, à bon droit, faire l’objet d’une investigation dans les derniers stades de sa grossesse, alors que l’intérêt supérieur qu’a l’État de protéger le foetus justifierait l’imposition de conditions. Quant au point précis du développement du foetus où l’intérêt qu’a l’État de le protéger devient « supérieur », je laisse le soin de le fixer au jugement éclairé du législateur, qui est en mesure de recevoir des avis à ce sujet de l’ensemble des disciplines pertinentes. Il me semble cependant que ce point pourrait se situer quelque part au cours du second trimestre. D’ailleurs, d’après le professeur Sumner (à la p. 159), une politique d’avortement en fonction de phases, avec une limite placée au cours du second trimestre, est déjà en vigueur aux États‑Unis, en Grande‑Bretagne, en France, en Italie, en Suède, en Union soviétique, en Chine, en Inde, au Japon et dans la plupart des pays de l’Europe de l’Est, le délai variant, selon les pays, du début à la fin du second trimestre (cf. Stephen L. Isaacs, « Reproductive Rights 1983: An International Survey » (1982‑83), 14 Columbia Human Rights Law Rev. 311, en ce qui concerne la France et l’Italie).

25 ans se sont écoulés et nous n’avons toujours pas établi ce moment du développement de l’être humain où il devient plus important à protéger que l’autonomie et le choix de sa mère.

Pour les catholiques, ce moment est clair: dès la conception.

Pour la société canadienne, toute réponse serait meilleure que l’actuelle: la première sortie hors du corps de sa maman…

Dans notre contexte politique, il ne faut guère espérer de changements, mais prenons le temps aujourd’hui de remercier tous ceux et celles qui y travaillent avec coeur.

Indépendamment des lois en place, notre devoir de chrétiens et de chrétiennes est de soutenir tous les groupes et personnes venant en aide aux femmes qui envisagent un avortement. Légal ou non, le choix demeure le leur. Soutenues, encouragées et accompagnées, nul doute que plus de femmes feraient le choix de garder leur enfant.

Celles qui ne font pas ce choix doivent être aussi profondément aimées: 100 000 avortements par année au Canada, c’est 100 000 occasions de prendre dans nos bras et d’écouter une amie, une soeur, une collègue, une proche…

 

 

 

 

 

 

Notre Église : Nouvelle infolettre d’information grand public

Pour souligner le début d’une nouvelle année liturgique et entrer dans la saison de l’Avent d’une manière originale en cette Année de la foi, l’Église catholique de Québec est heureuse de lancer une infolettre grand public : Notre Église.

Publiée pour une première fois le samedi 1er décembre 2012, elle présente deux fois par mois les nouveautés publiées sur notre site Web diocésain. Vous y trouvez des nouvelles, des activités, des articles du blogue, des réflexions pour être bien au fait de la vitalité de notre Église diocésaine.

N’hésitez pas à inviter vos proches à s’abonner à ce nouvel outil : l’abonnement (et le désabonnement) est un jeu d’enfant au www.ecdq.org/infolettres.

Vos commentaires et vos réactions sont bien sûr accueillis afin d’améliorer Notre Église à chaque édition. Nous attendons vos courriels à communications@ecdq.org.

Nouveau : guide d’animation Le partage évangélique

Dans la foi, nous disons du Christ qu’il est le Verbe, la Parole. Cela signifie donc que, lorsqu’on fréquente le livre que nous reconnaissons comme la Parole de Dieu, il ne s’agit pas d’une simple lecture spirituelle, mais bien d’un contact intime avec le Christ lui-même!

Écouter ensemble la Parole proclamée, la laisser faire écho en soi, puis permettre à des frères et à des sœurs de nous nourrir de leur propre résonnance, voilà qui permet une entrée progressive dans l’intelligence des Écritures et d’approfondir par là sa propre relation au Christ. Cet apport réciproque permettra à chacun, chacune des personnes participantes de s’approprier de plus en plus la « langue des évangiles » et de devenir ainsi de plus en plus aptes à prendre la parole pour « rendre compte de leur espérance ». Le partage de la Parole permet aussi aux frères et sœurs qui y participent de développer entre eux une authentique communion fraternelle.

Le guide d’animation Le partage évangélique propose une démarche simple, mais éprouvée pour vivre des temps de partage fructueux, ressourçant, formateurs. Notre archevêque souhaite qu’il devienne une référence pour que naissent partout des groupes de frères et de sœurs qui approfondissent, par ce moyen, leur communion intime avec le Christ-Verbe.

Se procurer le guide

Canonisation de Kateri Tekakwitha

Avec quelle joie et quelle fierté le diocèse de Québec s’est joint aux Premières Nations pour souligner de façon remarquable la canonisation de sainte Kateri Tekakwitha, première sainte Amérindienne, de l’Amérique du Nord !

Dès le 15 octobre, en l’église Notre-Dame-de-Lorette, Mgr Denis Grondin, évêque auxiliaire de Québec, préside la bénédiction et le rite d’envoi des pèlerins qui se rendent à Rome pour la canonisation. À cette occasion, M. Jacques Gauthier, spécialiste de Kateri, livre une très belle conférence que vous pouvez entendre sur ECDQ.tv. Samedi 20 octobre, veille de la canonisation, c’est à l’église Saint-Benoît-Abbé que Mgr Gaétan Proulx évêque auxiliaire de Québec, préside une très belle eucharistie où la présence de 75 enfants munis de bandeau amérindien orné de plume rehausse la cérémonie. Merci aux agents de pastorale, Mme Guylaine Morin et Mme Renée Leduc et aux bénévoles qui s’en sont donné à cœur joie pour préparer cette si belle célébration. Bravo pour ce bel engagement !

Pour ma part, faute d’être présente à Rome pour la canonisation, je suis allée à la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec. Quel bonheur fut le mien de voir plusieurs jeunes affichant sur leur vêtement un insigne à l’effigie de Kateri, participer activement à la célébration eucharistique soit en proclamant la Parole de Dieu, les intentions de prière, soit dans la procession des offrandes !

Les lectures de la messe cadraient très bien au portrait de la nouvelle sainte : Isaïe 53, 10-11; Romains 12, 1-2 et Matthieu 12, 46-50. Mgr Proulx, malgré sa laryngite, nous a servi une très belle homélie en lien avec la Parole de Dieu et Kateri. « C’est avec joie, nous dit-il, que je préside cette célébration en l’honneur de sainte Kateri Tekakwitha, fruit achevé de la première évangélisation en Amérique du Nord… Puis il nous montre, comment la jeune Kateri a répondu à ce souhait exprimé par saint Paul dans sa lettre aux Romains 12, 1 « Je vous exhorte, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c’est là l’adoration véritable.». Sa devise n’était-elle pas : Qui est-ce qui m’apprendra ce qu’il y a de plus agréable à Dieu pour que je le fasse? L’évangile de Matthieu 12, 46-50 répond à ce désir profond de sainte Kateri : « Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère. » dit Jésus. Mgr Proulx nous rappelle ensuite les paroles du bienheureux Jean-Paul II lors des JMJ de Toronto : « La sainteté n’est pas question d’âge, c’est vivre dans l’Esprit-Saint.» Malgré toutes les épreuves qu’éprouva Kateri, poursuivit-il, elle a cherché tout au long de sa courte vie à marcher à la suite du Christ. Puis il brosse une courte biographie de la sainte qui cherchait en tout à faire la volonté du Christ, récitait son chapelet et enseignait les prières aux jeunes. Baptisée seulement à l’âge de 18 ans, un an avant sa mort, elle fait vœu de chasteté. Le 17 avril 1680 à 15 h, elle meurt en prononçant ces mots : Jésus je t’aime. Atteinte de la variole à l’âge de 4 ans, son visage en portait les marques, mais phénomène extraordinaire : 15 minutes après sa mort, toutes ses cicatrices ont disparu, son visage est devenu rayonnant de beauté. C’est le miracle qui a servi pour sa béatification. Tandis que le miracle reconnu par le pape Benoît XVI, pour sa canonisation, c’est la guérison inespérée, en 2006, de Jake Finkbonner, un jeune américain, qui souffrait de la bactérie mangeuse de chair. Ses parents, en priant la bienheureuse, lui mettent une image de Kateri sur son visage, en quelques jours, le jeune recouvre alors la santé. Un miracle est quelque chose d’exceptionnel, ajoute Mgr Proulx, mais rien n’est impossible à Dieu. Ce miracle n’est-il pas un clin d’œil au 1er miracle de Kateri qui a retrouvé sa beauté première après sa mort. Rendons grâce à Dieu pendant cette eucharistie pour les merveilles de Dieu.

À la fin de la célébration, Mgr a béni une icône de sainte Kateri, écrite par Mme Gilberte Massicotte-Éthier pour la Maison Kateri de Sillery qui accueille des jeunes filles du secondaire désireuses de grandir dans leur foi.

Dans son homélie de la messe de canonisation le pape Benoît XVI nous dit : « Kateri nous impressionne par l’action de la grâce dans sa vie en l’absence de soutiens extérieurs, et par son courage dans sa vocation si particulière dans sa culture. En elle, foi et culture s’enrichissent mutuellement ! Que son exemple nous aide à vivre là où nous sommes, sans renier qui nous sommes, en aimant Jésus ! Sainte Kateri, protectrice du Canada et première sainte amérindienne, nous te confions le renouveau de la foi dans les Premières Nations et dans toute l’Amérique du Nord ! Que Dieu bénisse les Premières Nations !»

Puisse sainte Kateri, ce Lys des Mohawks, qui a dû lutter pour conserver sa foi, être un modèle pour tous les jeunes du XXIe siècle !

404e de la Ville de Québec et le sens de l’humour de notre archevêque

 

Nous célébrons en ce 3 juillet le 404e anniversaire de la fondation de la Ville de Québec. L’Église catholique de Québec participe à plusieurs activités pour souligner l’événement tout au long de la journée.

À 10 h ce matin se déroulait la messe annuelle pour souligner cet anniversaire. C’est notre archevêque Gérald C. Lacroix qui présidait la célébration. Lors de son homélie portant sur la parabole des talents (« 
Des 
talents 
pour 
bâtir 
la
 cité 
» disponible en ligne), il a bien fait rire l’assemblée présente:

« Nous pouvons nous demander si nous sommes assez généreux de nous-mêmes, de nos talents et de nos dons pour partager avec ceux et celles qui nous entourent. Cette question s’adresse à chacun et à chacune, que nous soyons employés de la Ville ou encore citoyens et résidents, professionnels ou ouvriers, col blanc ou bleu ou vert ou col romain… »

Un peu plus tard, lors de la remise d’une médaille de la Ville de Québec à l’hôtel de ville, notre archevêque a de nouveau touché la cible comme le démontre ce tweet de la journaliste Louise Boisvert de Radio-Canada.

Bénissons le Seigneur pour le sens de l’humour et de la répartie de notre pasteur! À travers de multiples responsabilités pastorales souvent très exigeantes, ce talent qu’il a su développer exprime à merveille la joie si chère à nous, chrétiens et chrétiennes.

Bonnes vacances à tous ceux et celles qui commencent ces moment fort mérités! Beaucoup de sourires!

 

Remise du pallium aux nouveaux archevêques du Québec ce 29 juin sur Sel + Lumière

 

C’est ce vendredi 29 juin lors de la solennité des Apôtres Pierre et Paul que nos 3 nouveaux évêques métropolitains québécois (+Lépine, +Durocher et +Cyr) recevront le pallium des mains du pape Benoît XVI.

La chaîne de télévision catholique Sel + Lumière présentera cette cérémonie d’une durée de trois heures à trois reprises durant la journée du 29 juin (illico Vidéotron 242, Bell Fibe 654 et en ligne sur http://seletlumieretv.org/direct_flash.php):

11 h (version S + L bilingue)
16 h (version KTO française)
20 h (version S + L bilingue)

Nous remercions le père Thomas Rosica, csb, de la Fondation catholique Sel + Lumière média qui a préparé la note explicative suivante pour bien se préparer à ce beau moment d’Église:

Le Pape confère une part de ses responsabilités aux archevêques
La symbolique du « pallium » remis lors de la cérémonie du 29 juin au Vatican

Le 29 juin prochain, en la fête de saint Pierre et saint Paul, trois archevêques canadiens participeront à un ancien rituel dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Les nouveaux archevêques nommés cette année par le pape Benoît XVI sont Mgr Christian Lépine archevêque de Montréal, Paul-André Durocher archevêque de Gatineau, Mgr Luc Cyr archevêque de Sherbrooke.

Lorsque le Pape aura terminé de prononcer l’homélie de l’une des plus importantes messes de l’année, les archevêques s’avanceront pour recevoir le « pallium » (en latin le pluriel est « pallia ») des mains de l’évêque de Rome : le Saint-Père. Ce signe très ancien, que les évêques de Rome porte depuis le 4e siècle, représente le joug du Christ, que l’évêque prend sur ses épaules.

Le pallium est un vêtement en forme de cercle que l’archevêque porte autour du cou et sur ses épaules. Il possède également deux pièces tombant, d’un côté, sur la poitrine et, de l’autre, le long du dos. Il est également décoré de six croix noires et orné du poids de pièces plomb. Le pallium est fabriqué à partir de la laine de deux agneaux offerts chaque année au Pape le 21 janvier lors de la fête de Ste Agnès.

Ces derniers ont été auparavant bénis à l’église de Ste Agnès. Les agneaux portent des couronnes de fleurs, une blanche et une rouge, représentant la pureté d’Agnès que les archevêques devraient imiter et le martyre d’Agnès auquel les archevêques devraient se préparer.

Les agneaux ont été tondus et les pallia sont faits. La veille de la fête des grands apôtres Pierre et Paul (28 juin), les pallia sont rangés dans un coffre en argent au-dessus de la tombe de St Pierre dans la crypte du Vatican. Le jour suivant (29 juin) les pallia sont remis aux nouveaux archevêques métropolitains, l’unique occasion où plus d’un archevêque peut porter le pallium en même temps. Symboliquement le Pape partage sa mission de «Pais mes brebis » avec les archevêques. La laine sur les épaules évoque l’agneau sur les épaules du Bon Pasteur. Cela rappelle aux évêques aussi le fardeau de leur devoir. En remettant à chaque nouvel archevêque le pallium, le Saint-Père confère une part de son autorité et de ses responsabilités sur lui.

Lors de sa propre inauguration de son ministère pétrin en tant qu’évêque de Rome le 24 avril 2005, le pape Benoit XVI a parlé avec des paroles émouvantes du pallium qu’il a reçu durant cette cérémonie: “

«Le symbolisme du pallium est encore plus concret: la laine d’agneau entend représenter la brebis perdue ou celle qui est malade et celle qui est faible, que le pasteur met sur ses épaules et qu’il conduit aux sources de la vie…. Le Pallium devient le symbole de la mission du pasteur… La sainte inquiétude du Christ doit animer tout pasteur: il n’est pas indifférent pour lui que tant de personnes vivent dans le désert. Et il y a de nombreuses formes de désert. Il y a le désert de la pauvreté, le désert de la faim et de la soif; il y a le désert de l’abandon, de la solitude, de l’amour détruit. Il y a le désert de l’obscurité de Dieu, du vide des âmes sans aucune conscience de leur dignité ni du chemin de l’homme. Les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands. C’est pourquoi, les trésors de la terre ne sont plus au service de l’édification du jardin de Dieu, dans lequel tous peuvent vivre, mais sont asservis par les puissances de l’exploitation et de la destruction. L’Église dans son ensemble, et les Pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers Celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude. »