Geste de solidarité chrétienne à Québec après l’attentat d’Orlando
Unis dans la prière avec le peuple des États-Unis et les personnes homosexuelles et leurs familles durement éprouvées
Messe à l’église Saints-Martyrs-Canadiens Samedi à 16 h
En communion de prières avec les familles des personnes décédées ou blessées, dont plusieurs personnes homosexuelles, lors du crime haineux du 12 juin à Orlando, aux États-Unis, l’Église catholique de Québec invite la population à prier pour toutes les personnes touchées par cette tragédie lors d’une messe célébrée à 16 h ce samedi 18 juin à l’église Saints-Martyrs-Canadiens (955, avenue De Bienville). La célébration sera présidée par le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, accompagné par l’abbé Pierre Gingras, curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste.
Le cardinal Lacroix, archevêque de Québec, a réagi aujourd’hui à cette tragédie : « Au nom de notre grande famille diocésaine, je tiens à exprimer le soutien de nos communautés chrétiennes et adresser nos prières à Dieu pour nos frères et sœurs durement éprouvés par cet attentat à Orlando, plus spécialement aux victimes, à leurs familles et aux personnes homosexuelles, particulièrement visées. La violence ne doit pas avoir le dernier mot. En communion de prières avec le peuple des États-Unis. »
« Aide à mourir » : pas de date butoir pour la dignité
Le 6 juin prochain, la décision de la Cour suprême du Canada concernant l’« aide médicale à mourir » prendra effet avec ou sans loi fédérale pour l’encadrer.
L’adoption de la loi C-14 ou l’entrée en vigueur de la décision Carter, donnera certainement lieu à des recours judiciaires afin d’élargir la portée de l’euthanasie au Québec, accessible chez nous depuis déjà 5 mois. Des pressions viendront également pour recourir au suicide assisté, tel que défini par C-14 : « de prescrire ou de fournir une substance à une personne, à la demande de celle-ci, afin qu’elle se l’administre et cause ainsi sa mort. »
Je désire m’adresser aujourd’hui particulièrement aux personnes affectées « de problèmes de santé graves et irrémédiables (y compris une affection, une maladie ou un handicap)1 » causant des souffrances persistantes qui lui sont intolérables.
La vie que vous avez reçue, le souffle qui vous habite, la personnalité qui vous caractérise sont empreints de beauté, de noblesse et de grandeur. L’amour reçu, l’amour donné sont toujours présents et font de vous, comme de chacun de nous, des êtres revêtus d’une grande dignité en toutes circonstances. Ce que vous avez été, ce que vous êtes maintenant requièrent, entre autres, le respect, l’accompagnement et des soins appropriés pour vous aider à grandir jusqu’à la fin.
Afin de respecter la primauté de la vie, l’Église catholique s’oppose fermement à l’euthanasie et au suicide assisté. Elle déplore que tous les scénarios envisagés par le gouvernement fédéral permettent éventuellement à un nombre croissant de personnes de demander à mettre fin à leurs jours.
Je le répète souvent, la position de l’Église n’est pas de valoriser la souffrance. Oui, la foi peut lui donner un sens, mais les chrétiens et chrétiennes, tout comme Jésus, souhaitent l’éviter lorsque cela est possible : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne » (Luc 22, 42). J’ai la ferme conviction que Dieu nous aime d’un amour éternel, tels que nous sommes ici et maintenant, et ce, jusqu’à notre mort où il nous accueillera les bras grands ouverts. Il suffit d’écouter sur notre webtélé diocésaine ECDQ.tv la récente conférence de notre archevêque émérite Mgr Maurice Couture pour s’en convaincre.
D’ici le 6 juin prochain, je nous lance collectivement un grand défi. Vous connaissez sûrement une personne qui pourrait se reconnaître dans les critères québécois et (bientôt) canadiens d’accessibilité à l’aide médicale à mourir. Écoutez et accueillez jusqu’au bout l’expression de sa souffrance, de sa peur. Dites-lui qu’elle a du prix à vos yeux, qu’elle pourra toujours compter sur votre présence. Rappelez-lui votre amour inconditionnel.
Les demandes d’aide à mourir s’effacent habituellement lorsque les personnes souffrantes sont bien accompagnées. Ce sont les médecins et le personnel soignant en soins palliatifs qui me l’ont partagé à maintes reprises. Je les remercie de poursuivre leur rôle dans le nouveau contexte législatif au Québec. Leurs efforts pour soulager la souffrance physique et morale portent de réels fruits et les investissements en soins palliatifs doivent se poursuivre. Pour celles et ceux d’entre eux (toujours une majorité) qui s’opposent à l’euthanasie, leur objection de conscience doit être protégée. Si un médecin ne souhaite pas référer un patient vers sa mort médicalement provoquée, son choix doit être respecté sans remise en question.
Merci également à tous les proches aidants. Les débats actuels risquent de faire oublier leur dévouement, leur courage, leur force, mais surtout leur sens de l’autre et du respect de la vie. Ces personnes ont énormément besoin d’être reconnues et soutenues.
Mon accompagnement de personnes en fin de vie me confirme qu’il est périlleux d’accorder la permission de provoquer la mort d’une autre personne, même avec son consentement. Non seulement une loi dicte, mais elle éduque et elle imprime la revendication du droit et la suggestion du devoir. Avec le temps, les moeurs sont affectées et la rareté du geste cède le pas à l’habitude C’est, à mon humble avis, un bien triste « progrès ». Nous avons la responsabilité, la mission d’accompagner avec douceur et tendresse la vie de nos proches qui souffrent, et ce, sans recours à une loi qui incite à la mort. Dans ce contexte, nous sommes invités à prévenir ce mode suicidaire en choisissant de reconnaître la dignité de la vie.
Cardinal Gérald C. Lacroix Archevêque de Québec 30 mai 2016
1 Description correspondant à la décision de la Cour suprême canadienne qui amendera le 6 juin notre code criminel pour offrir « une aide médicale à mourir ».
En réponse à l’Appel à l’action numéro 48 de la Commission de vérité et réconciliation, et en réponse aux questions soulevées par les concepts légaux connus comme étant la « doctrine de la découverte » et la terra nullius, quatre organisations catholiques du Canada représentant les évêques, les instituts de vie consacrée, les sociétés de vie apostolique, les peuples autochtones et les laïcs ont publié deux documents. Les déclarations sont datées du 19 mars 2016, solennité de saint Joseph, époux de la Vierge Marie, patron principal du Canada.
Dans le premier des deux textes, les signataires catholiques expriment leur soutien à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Ils affirment que « son esprit peut être le point de départ d’une réconciliation entre autochtones et non-autochtones au Canada. » Ils soulignent également que l’Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies « a appuyé explicitement cette Déclaration à plusieurs occasions. » En 2010, quand le Gouvernement du Canada avait annoncé qu’il appuierait la Déclaration, Mgr Pierre Morissette, alors président de la CECC, avait cosigné une lettre de chefs d’Églises dans laquelle les leaders religieux exprimaient au gouvernement leur satisfaction pour l’appui donné à la Déclaration et le pressaient de « travailler en partenariat avec les peuples autochtones sur une façon respectueuse d’avaliser et de mettre en œuvre » la Déclaration de l’ONU.
La réponse catholique à l’Appel à l’action 48 se conclue par un appel « à tous nos frères et sœurs catholiques – laïcs, membres des instituts de vie consacrée et de sociétés de vie apostolique, diacres, prêtres et évêques » de répondre à huit engagements afin de « continuer à cheminer avec les peuples autochtones pour édifier une société plus juste où seront cultivés et honorés leurs dons et ceux de toute la société. »
Réfléchissant sur la « doctrine de la découverte » et la notion de la terra nullius (terre de personne, territoire sans maître), le deuxième des documents catholiques « examine et rejette des concepts et des principes dénués de fondement dont se sont servis les Européens pour justifier la saisie de territoires qui appartenaient à des peuples autochtones, et souvent connus sous le nom de ‘doctrine de la découverte’ et de terra nullius. » Les signataires disent « que l’heure est venue de publier une déclaration pour répondre aux erreurs et aux contre-vérités transmises, souvent par des chrétiens, depuis l’époque dite des grandes découvertes. » Après avoir formulé cinq principes rejetant comment ces concepts légaux ont été utilisés pour nier les droits des peuples autochtones, les signataires affirment de nouveau les huit engagements formulés dans leur premier document. Une annexe fournit un aperçu historique de l’évolution de ces concepts en regard de la doctrine catholique et retrace leur répudiation.
Les signataires des deux textes sont : le président de la CECC, Mgr Douglas Crosby, O.M.I., évêque de Hamilton; le président de la Commission pour la justice et la paix de la CECC, Mgr Donald Bolen, évêque de Saskatoon; le président du Conseil autochtone catholique du Canada, M. Rennie Nahanee, d.p.; la présidente et le directeur général de la Conférence religieuse canadienne, Sœur Rita Larivée, S.S.A., et le père Timothy Scott, C.S.B.; de même que le président et le directeur général de Développement et Paix, M. Jean-Denis Lampron, d.p., et M. David Leduc. La publication de ces deux documents fait suite à une journée de réflexion sur le renouvellement des relations avec les peuples autochtones, laquelle a eu lieu le 14 mars dernier, à Ottawa, et qui a réuni plus de trente personnes, incluant des évêques, des supérieurs majeurs de communautés religieuses et des représentants des quatre organisations signataires. Les deux documents ont été élaborés par la Commission justice et paix de la CECC et il y a eu plusieurs consultations avec des membres des communautés autochtones, de même qu’avec des représentants des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique.
Mgr Pierre Claver Malgo, évêque de Fada-N’Gourma, et sœur Ines Kolesnore de la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception de Ouagadougou, venus du Burkina Faso, se sont exprimés dans les médias pour témoigner de leur amour envers leurs amis Yves, Maude, Gladys, Charles-Élie, Louis et Suzanne, décédés tragiquement lors des attentats de Ouagadougou.
Les funérailles de M. Jean-Paul L’Allier, ancien maire de Québec, auront lieu ce samedi 14h en la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. Les portes de la cathédrale ouvriront dès 13h30.
Les funérailles, présidées par le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, seront télédiffusées avec les commentateurs religieux suivant : l’abbé Jimmy Rodrigue (TVA) et l’abbé Pierre Robitaille (ICI Radio-Canada). Les émissions spéciales débuteront dès 13 h.
La Ville de Québec, avec l’accord de Mme Johanne Mongeau et des membres de la famille, annonce que des funérailles officielles auront lieu à la mémoire de l’ancien maire de Québec, M. Jean-Paul L’Allier, le samedi 9 janvier prochain, à 14 h, à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. La cérémonie sera présidée par le cardinal Gérald Cyprien Lacroix. Un nombre limité de places seront accessibles au public.
L’urne contenant les cendres de M. Jean-Paul L’Allier sera exposée en chapelle ardente à la salle du conseil municipal de l’hôtel de ville de Québec le vendredi 8 janvier, de 14 h à 20 h. Un registre officiel de condoléances sera disponible sur place.
Le drapeau de la Ville de Québec restera en berne jusqu’au crépuscule du jour des funérailles.
Chapelle ardente Date : Vendredi 8 janvier Heure : 14 h à 20 h Endroit : Salle du conseil municipal
Hôtel de ville de Québec
2, rue des Jardins, 1er étage
Funérailles officielles Date : Samedi 9 janvier Heure : 14 h Endroit : Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec
16, rue De Buade
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L’homéliste lors des funérailles sera Mgr Maurice Couture, archevêque de Québec pendant les années de M. L’Allier à la mairie de Québec.
Mgr Couture a donné de belles entrevues dans les médias que nous vous suggérons ici:
Pour une rencontre avec la famille de Nabi Sabeh et Jeanet Jiji via ICI Radio-Canada et Le Soleil. Pour le témoignage de leur famille accompagnatrice, celle de Karl Sylvain et Brigitte Saillant, cette entrevue dans le Soleil. M. Sylvain a également donné des entrevues au FM93 et CHOI Radio X.
Que ce temps de Noël nous invite à ouvrir davantage notre cœur à la réalité des personnes réfugiés.
Rappelons-nous aussi le sort de ceux et celles qui choisissent de demeurer dans les territoires où règne toujours la guerre. Ce message de Noël de chrétiens dans un camp de réfugiés d’Irak est particulièrement interpellant (activez les sous-titre en français en appuyant sur »CC » :
Voici la lettre de notre vicaire général, l’abbé Marc Pelchat, partagée aujourd’hui dans la section Point de vue du quotidien Le Soleil:
En réaction aux lettres d’André Drapeau et Yves Labelle publiées le 10 décembre
Pourquoi qualifier de « sainte» la porte qui ré-ouvrira ce samedi à 16 h à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec? Que l’on soit rassuré, nous ne parlons pas de la même sainteté que l’Église attribue à des personnes comme Pierre, Marie de l’Incarnation ou François de Laval. Cependant, notre Église reconnaît un caractère sacré à certains objets ou pratiques dont ceux reliés aux rituels des Années saintes. Depuis le 8 décembre, nous avons débuté l’une de ces années particulières : un grand Jubilé de la Miséricorde désiré par le pape François.
L’ouverture de la Porte sainte a comme seule visée de tourner nos yeux vers Dieu, incarné dans un enfant que nous célébrons dans quelques jours à Noël. Plus tard, c’est Lui qui dira « Moi, je suis la porte » (Jn 10, 7). Franchir une Porte sainte, c’est comme vivre un pèlerinage en répondant tout simplement à un appel de la Miséricorde divine, quel que soit notre cheminement dans la foi. Pour ce qui est de présumées « motivations pécuniaires » liées à l’ouverture de la Porte, je tiens à souligner qui si c’était l’objectif de l’Église, ce serait un cuisant échec financier et aucun progrès spirituel n’en résulterait. Les éventuelles retombées financières seront pour les restaurateurs, les hôtels et les marchands. Quant à nous, nous sommes invités à franchir la Porte sainte pour signifier avant tout que nous voulons, à notre tour, devenir plus miséricordieux envers ceux et celles que se trouveront sur notre route cette année.
Le père Paul Karim, un habitué des pages du Soleil, a aussi écrit une réponse qui n’a pas été publiée cette fois. Nous vous la partagerons.
André Drapeau, dans Opinion du lecteur, refusant la sainteté aux objets dans l’expression Porte sainte, demande : « Qui pourrait m’expliquer? ». Voici mon humble explication. Dire « Porte sainte » n’est pas pareil que de dire « Sainte porte », puisque la porte n’est pas canonisée. On peut donc dire que quand le qualificatif de sainteté précède le mot, il s’applique uniquement à des personnes. En cela M. Drapeau a raison. Mais quand le qualificatif « sainte » vient après le mot, il veut rappeler simplement le sens qu’on lui donne, à savoir qu’il est « sacré », comme on dit couramment « vase sacré ». Nous savons que la Porte sainte représente symboliquement, d’après l’évangile, le Christ lui-même, qui a affirmé : « Je suis la porte » du bercail, dans le sens qu’il demande à ses disciples de passer par lui, en mettant sa Parole en pratique, pour devenir saints. « Porte sainte » veut donc dire : la Porte qui conduit à la sainteté. Pas plus et pas moins.
Ce 13 novembre marque le 65e anniversaire de la tragédie de l’Obiou. En 1950, 58 pèlerins et membres d’équipage perdaient la vie lorsque leur avion, de retour de Rome pour un pèlerinage de l’Année sainte, percutait le flanc du mont Obiou dans les Alpes françaises. Tous ceux et celles qui voudront honorer leur mémoire pourront le faire lors de la messe célébrée le dimanche 15 novembre à 10 h à l’église des Saints-Martyrs-Canadiens (955, avenue De Bienville, Québec). C’est ce lieu de culte qui accueille dorénavant la plaque commémorative immortalisant le nom des 58 victimes, plaque dévoilée à l’église Saint-Jean-Baptiste lors du 60e anniversaire de la tragédie. Toutes les personnes ayant été marquées par cet événement historique sont les bienvenues. Quelques familles des victimes ont confirmé leur présence, accompagnons-les de nos prières.