Cette année, participez aux événements soulignant 400 ans de présence jésuite à Québec! Un concert s’était déroulé en juin, et voilà que les 26 et 27 septembre 2025, deux rendez-vous sont offerts! Le vendredi 26 à 19 h, une messe sera célébrée par le cardinal Gérald C. Lacroix à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. Le lendemain 27 septembre, une conférence intitulée «400 ans de mission jésuite à Québec : foi, savoirs et réseaux aux débuts de la Nouvelle-France», avec Fannie Dionne, aura lieu à la Chapelle des jésuites (20 rue Dauphine – Vieux Québec) à 14 h.
Dès 1625, les premiers missionnaires jésuites ont vécu dans des conditions très simples, au bord de la rivière Saint-Charles. Ils ont appris à écouter, à comprendre les peuples autochtones, et à se laisser transformer par cette rencontre. Aujourd’hui, ils sont peu nombreux, mais toujours actifs. Célébrons leur engagement fidèle à Québec!
Curieux, curieuses d’en savoir plus? Découvrez ce texte rédigé par le supérieur actuel de la communauté à Québec, le père Pierre Bélanger SJ.

L’humble présence des jésuites à Québec
On n’a pas l’habitude de rapprocher les mots « jésuite » et « humilité ». Si on se penche sur l’histoire de la présence des jésuites à Québec, on trouve pourtant plusieurs chapitres qui peuvent laisser croire qu’il arrive aux fils de saint Ignace de pratiquer la vertu d’humilité.
À commencer par les conditions de vie de Jean de Brébeuf, Charles Lalemant et Ennemond Massé qui, en 1625, se sont installés sur les bords de la rivière Saint-Charles. Tout était à faire, aussi bien pour le service pastoral des colons que pour tisser des liens d’amitié avec les nations autochtones, en particulier les Wendat.
Humilité aussi manifestée justement dans bien des écrits de ces premiers jésuites: ils reconnaissaient combien il leur était difficile de comprendre leurs voisins autochtones et de saisir les liens spirituels profonds qui les unissaient à la nature.
Humilité à vivre durant les longs voyages en canot vers la Huronie: eux, des savants et des sages venus d’Europe, se trouvaient tout à fait démunis et si peu outillés pour faire face aux épreuves des portages et de la forêt.
L’humilité a été nécessaire aussi quand, après la suppression de la Compagnie de Jésus en 1773, les quelques jésuites d’ici ont vu leurs confrères décéder jusqu’au dernier, le Père Casot, en 1800, interrompant ainsi un apostolat diversifié et vigoureux.
Le retour à Québec, en 1847, s’est fait avec discrétion, surtout dans l’accompagnement spirituel des jeunes gens de la Congrégation de Notre-Dame, à cette Chapelle des jésuites, rue Dauphine, où ils sont demeurés depuis lors.
Et maintenant, 400 ans après l’arrivée des pionniers de la Compagnie de Jésus à Québec, l’anniversaire n’est pas d’abord affaire de prestige ou de fanfare. À quelques-uns seulement, ils soutiennent le Centre de spiritualité Manrèse et rendent divers services, bien humblement, avec des jésuites d’autres pays aux études chez nous. Les activités du 400e sont donc des occasions de rassemblement toutes simples: il y a eu un concert Bach en juin à la Chapelle; il y aura une conférence à dimension historique, aussi à la Chapelle, le 27 septembre; et pour souligner le caractère essentiellement religieux de l’événement, une célébration eucharistique publique à la Basilique-cathédrale de Québec.
Ce sera le vendredi soir, 26 septembre à 19h. Elle sera présidée par M. le cardinal Gérald Lacroix, successeur de Mgr de Laval, avec lequel les premiers jésuites à Québec ont collaboré pour fonder une Église ouverte au monde. On y célébrera le passé bien sûr, mais on dira aussi combien la Compagnie de Jésus de notre époque et pour l’avenir prévisible se veut au service de la promotion de la foi et de la justice. C’est donc une invitation à tous et à toutes: venez célébrer, dans l’humilité, l’engagement soutenu des jésuites à Québec.
